Augustin Hébert dit Jolicoeur & Adrienne Duvivier
En 1642, un petit groupe de colons français remonta le fleuve Saint-Laurent pour fonder un établissement sur l'île de Montréal. Parmi eux se trouvait Augustin Hébert dit Jolicoeur, jeune tailleur de pierres originaire de Caen — et, bien qu'elle n'arrive que cinq ans plus tard, sa future épouse Adrienne Duvivier, fille d'un marchand du petit village de Corbeny, allait bientôt le rejoindre. Leur mariage, célébré à Paris en 1646, allait les mener jusqu'en Nouvelle-France, où ils contribuèrent à bâtir Villemarie de leurs propres mains : défrichant la terre, élevant une famille, et témoins des premières années de la jeune colonie. La vie d'Augustin fut écourtée moins d'une décennie plus tard, mais Adrienne allait devenir l'une des figures les plus durables de Villemarie, se remariant, élevant une seconde famille, et vivant assez longtemps pour voir l'avant-poste fortifié se transformer en véritable ville. Près de quatre siècles plus tard, leur histoire perdure à travers des monuments, une rue portant leur nom, et les innombrables descendants qui portent encore leur nom aujourd'hui.
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Augustin Hébert dit Jolicoeur & Adrienne Duvivier
Pionniers de Villemarie
Localisation de Caen en France (Mapcarta)
Augustin Hébert dit Jolicoeur, fils de Jean Hébert et d’Isabeau (ou Ysabeau) Groussart, naît vers 1620 à Caen, en Normandie, en France. Son père est marchand dans cette ville. Ses grands-parents paternels sont Marin Hébert et Françoise Blonville.
Située à 210 kilomètres à l’ouest-nord-ouest de Paris, dans l’actuel département du Calvados, Caen est une ville portuaire qui se trouve au confluent de l’Orne et de l’Odon. Surnommée la « Ville aux Cent Clochers », elle compte aujourd’hui 110 000 habitants, appelés Caennais et Caennaises.
Plan de Caen, XVIIe siècle, réalisé par Jacques Gomboust, ingénieur du roi (Bibliothèque nationale de France)
Un soldat en Nouvelle-France
Au milieu des années 1630, Augustin quitte sa ville natale et son pays pour tenter sa chance en Nouvelle-France. Il arrive en juillet 1637, engagé comme soldat dans la garnison de Québec. La première mention d’Augustin dans les documents canadiens remonte au 4 août 1637, à Trois-Rivières, où il est nommé parrain d’une « petite fille Montagnaise » baptisée Marie Madeleine KhinecaȢat. « Jolicoeur » est décrit comme un soldat du fort de Québec.
Après avoir passé quelques années au Québec, Augustin rejoint Paul de Chomedey de Maisonneuve, futur gouverneur de l’île de Montréal, lors de son expédition vers Ville-Marie en 1641. Dans une déposition datée du 3 février 1642, il est décrit comme « le nommé vulgairement Jolycoeur […] Augustin Hebert natif de Caen province de Normandie agé d environ vingt & un an tailleur de pierre au service de la Compagnie de Mont Real soubs le commandement du Sr de Maisonneufve […] ».
Augustin est présent lors de la fondation officielle de Montréal, le 17 mai 1642. Le 24 octobre 1645, il rentre en France aux côtés de Maisonneuve à bord du Notre-Dame.
Adrienne Duvivier
Localisation de Corbeny en France (Mapcarta)
Adrienne Duvivier (ou Vivier), fille d’Antoine Duvivier et de Catherine Journa (ou Journet), naît vers 1626 à Corbeny, en Île-de-France, en France. Son père est marchand sellier. Elle a une sœur connue, Antoinette.
Contrairement à la ville natale de son futur mari, le lieu de naissance d’Adrienne est un petit village rural à l’histoire ancienne, dont la première mention remonte à l’époque carolingienne. Il est situé dans l’actuel département de l’Aisne et compte aujourd’hui environ 850 habitants, appelés les Corbéniens.
Carte postale de Corbeny, vers 1910–1913 (Geneanet)
Carte postale de Corbeny, vers 1921–1926 (Geneanet)
Mariage et enfants
Le 13 janvier 1646, Augustin Hébert et Adrienne Duvivier se présentent devant le notaire Étienne Paisant à Paris pour rédiger leur contrat de mariage. Augustin est décrit comme un tailleur de pierres âgé de 25 ans, résidant au Marché Neuf, dans la paroisse de Saint-Germain-le-Viel à Paris. Adrienne vit dans l’enceinte du Palais de Justice, avec sa sœur Antoinette et son mari Antoine Perrier, cocher du sieur Du Four. La sœur et le beau-frère d’Adrienne offrent au couple 200 livres en deniers comptant et 100 livres en habits, hardes et linges. Augustin accorde à sa future épouse un douaire préfix de 150 livres, payable en une seule fois, prélevé sur l’ensemble de ses biens. Le contrat accorde également au conjoint survivant un préciput, c’est-à-dire le droit de réclamer une part préférentielle des biens mobiliers communs du couple, jusqu’à la somme de 50 livres, avant le partage du reste de la succession. Le contrat suit les normes de la Coutume de Paris. Augustin peut signer le contrat, mais pas Adrienne.
Le couple se marie probablement quelques jours plus tard à l’église paroissiale de Saint-Barthélemy, dans la même paroisse où leur fille Jeanne naîtra en 1647. Augustin et Adrienne ont ensuite quatre enfants :
Jeanne (1647–1687)
Pauline (1649–1649)
Léger (1650–1719)
Ignace (1652–1722)
Le 2 mai 1647, Augustin et sa famille se trouvent à La Rochelle, où il engage le charpentier de grosse œuvre René Pigneau pour un contrat de cinq ans devant le notaire Pierre Teuleron. Pigneau percevra un salaire de 75 livres par an, ainsi que son entretien et son voyage de retour. « Augustin Hebert dit Jolly Coeur » est décrit comme un « habitant de mont royal au pais de la nouvelle france », et sait signer son nom.
La signature d’Augustin en 1647 (Archives départementales de la Charente-Maritime)
Toujours à La Rochelle, le 23 mai 1647, Augustin, décrit dans l’acte notarié comme « demeurant en la ville de paris », emprunte 60 livres de Noël Juchereau, sieur des Chastellets, « demeurant ordinairement a quebecq au pais de la Nouvelle-France » et directeur et procureur général de la communauté des messieurs les Habitants du Pays. Ce prêt est destiné à couvrir « les marchandises et commodités par luy acheter en ceste ville » et chargées à bord des navires de la flotte appartenant aux sieurs Habitants, alors prêts à quitter le port pour Québec avant de revenir à La Rochelle. Augustin s’engage à rembourser cette somme à son créancier dans les 15 jours suivant son retour à Montréal, et à cette fin, il « oblige tous ses biens ».
La famille Hébert à Montréal
En juin 1647, Augustin, Adrienne et leur fille Marie-Jeanne prennent la mer depuis La Rochelle à bord de La Marguerite et arrivent à Québec le 6 août 1647. Quelques jours plus tard, la famille se trouve à Montréal.
Ville-Marie ou Montréal ?
Dans les archives du XVIIe siècle, les noms « Ville-Marie » (ou « Villemarie ») et « Montréal » désignent un seul et même lieu : la mission-fort fondée par Paul de Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance sur le site de l’actuel Vieux-Montréal. Maisonneuve lui-même parle de « Villemarie, en l’île de Montréal, en la Nouvelle-France ». Le nom « Ville-Marie » apparaît dans les sources imprimées dès 1643, notamment dans Les véritables motifs de messieurs et dames de la Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France, ainsi que dans les Relations des Jésuites de la même année. Tout au long du XVIIe siècle, les deux appellations coexistent et sont souvent employées pour désigner le même établissement.
À l’origine, « Montréal » désigne le mont — le « Mont Royal » nommé par Jacques Cartier — puis l’île entière. Progressivement, ce nom en vient également à désigner la ville elle-même, notamment dans les documents civils et ecclésiastiques. Cette évolution s’accentue après que les Sulpiciens deviennent seigneurs de l’île en 1663 et que la paroisse prend le nom de Notre-Dame de Montréal. À la fin du XVIIe siècle, puis plus nettement au début du XVIIIe, les actes officiels privilégient de plus en plus « Montréal », tandis que « Ville-Marie » est surtout employé lorsqu’il est question de la mission fondatrice ou du fort des origines.
« Montréal vu à vol d’oiseau de 1645 à 1650 », dessiné par P.-L. Morin en 1884 et publié par H. Beaugrand (Archives de Montréal)
Plaque indiquant l’emplacement d’origine de la propriété de Pierre Gadoys à Montréal, première concession accordée par Maisonneuve et voisine de celle d’Augustin Hébert et d’Adrienne Duvivier, située aujourd’hui à la place d’Youville, à l’angle de la rue Saint-Nicolas (© La Généalogiste franco-canadienne)
En 1651, Augustin possède déjà une maison à Montréal. Il avait probablement reçu une concession foncière du gouverneur Maisonneuve plusieurs années auparavant. L’après-midi du 9 novembre 1651, un contrat de mariage est rédigé « en la maison d’Augustin Hebert » par le notaire Lambert Closse entre Gabriel Decelles, sieur Duclos, et Barbe Poisson.
La terre d’Augustin sera plus tard cédée à Adrienne et à son futur époux après son décès : une terre de 40 arpents située « proche dudit Villemarye », voisine de celles de Pierre Gadoys et de Jean Desroches. En 1653, la famille cultive huit de ces arpents, possède plusieurs animaux de ferme et quelques armes, et vit dans une maison de 50 pieds de long sur 20 pieds de large.
Illustration générée par l’auteure à l’aide de l’intelligence artificielle, juillet 2026 (ChatGPT)
Décès d’Augustin
Augustin Hébert dit Jolicoeur décède en 1653, alors qu’il est à peine âgé d’une trentaine d’années. Aucun acte de sépulture ne vient attester son décès. Il est toujours vivant le 19 juillet 1653, date à laquelle Adrienne, « épouse d’Augustin Hébert », est désignée comme marraine de Madeleine Tessier. [En temps normal, l’acte de baptême indique si son mari était décédé.] Une inscription datée de novembre 1653 dans le Journal des Jésuites indique :
Meurtres désavoués
Le 23. Le Flibot arrive de Montreal aux Trois Rivieres, & amene un sauvage de la nation du Loup habillé à l’Europeane, parent du Mahingan tué par les Hurons. On reçoit nouvelle de la mort ou prise, ou naufrage de Jolycoeur & d’Aras, habitans de Montreal.
Augustin décède entre juillet et novembre 1653, probablement à Trois-Rivières ou dans les environs. Lui et Aras, dont l’identité reste incertaine, participent sans doute à une expédition de traite des fourrures. Même si l’espoir de le voir revenir perdure, Augustin est considéré comme décédé environ sept mois plus tard, lorsque le notaire Lambert Closse est chargé de dresser l’inventaire de ses biens, le 2 juin 1654. Deux amis sont chargés de procéder à l’estimation : Pierre Gadoys, son voisin, et Antoine Primot.
Ce document relativement court, de trois pages, énumère tous les biens mobiliers d’Augustin et d’Adrienne. La liste comprend :
du grain non battu et terres en semence de diverses sortes de grains (le tout estimé à 500 livres)
deux vaches et deux veaux (200 livres)
quatre cochons et douze poules (80 livres)
plusieurs vieux ustensiles de cuisine (25 livres)
trois vieilles arquebuses et deux pistolets (80 livres)
cinquante livres de vieil étain (45 livres)
plusieurs vieux outils et ferrailles (22 livres)
deux matelas neufs, un lit de plumes, un traversin (20 livres)
un manteau de cuir (30 livres)
un habit et un justaucorps (54 livres)
deux « robbes de castor » (70 livres)
Plusieurs dettes y sont également répertoriées, ainsi que quelques documents légaux. Adrienne confirme l’inventaire deux jours plus tard, le 4 juin 1654.
Les deuxièmes noces d’Adrienne
Le 30 octobre 1654, le notaire Closse rédige un contrat de mariage entre Adrienne et Robert Lecavelier dit Deslauriers. Tous deux sont âgés de 28 ans selon le document. Robert est originaire de Cherbourg, en Normandie, en France. Le couple convient de prendre chacun en charge ses propres dettes contractées avant le mariage. « Et pour toutes autres conventions matrimonialles lesdites futurs espoux se sont soubmis et soubmettent a la Coutume de la provosté et vicomté de paris. » Le contrat est signé en présence du gouverneur Maisonneuve, de Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal, du sergent Jacques Vautier de la garnison de Montréal, du maître chirurgien Étienne Bouchard et de l’habitant Jean Gervaise.
Les signatures figurant sur le contrat de mariage de 1654, parmi lesquelles se trouvent plusieurs des personnalités les plus importantes du Montréal de l’époque, notamment le gouverneur Maisonneuve et Jeanne Mance
Le couple se marie quelques semaines plus tard, le 19 novembre 1654, à Montréal, en présence de quelques témoins : le gouverneur Maisonneuve, le notaire Lambert Closse et René Giroux.
Le notaire Closse rédige un autre acte seulement six jours avant le contrat de mariage d’Adrienne et de Robert, le 24 octobre 1654 : une concession foncière accordée par Maisonneuve à « Robert Lecavelier dit Desloriers et Adrienne du vivier, veufve du defunct Augustin Hébert ». Curieusement, le couple n’est pas encore marié. Il s’agit de la concession accordée à Augustin Hébert par Maisonneuve des années auparavant. Située « proche dudit Villemarye », cette terre de 40 arpents borde celles de Pierre Gadoys et de Jean Desroches. Elle commence « à quinze perches proche de la petite rivière qui passe (près) le fort dud Villemarye, Vingt perches de large à continuer pareille largeur tirant au nordouest jusqua la ditte quantité de quarante arpens de terre ».
La « petite rivière » mentionnée ci-dessus est l’ancienne rivière Saint-Pierre, aujourd’hui canalisée, qui coule sous la place d’Youville avant de se jeter dans le fleuve Saint-Laurent. Aujourd’hui, la concession débuterait à la rue Saint-Paul, du côté est de la rue Saint-Pierre, et s’étendrait vers le nord sur vingt arpents — sa limite nord se situant ainsi juste au-dessus de l’actuelle rue Sainte-Catherine. Du côté ouest, elle longerait la rue Bleury.
La vie à Montréal
Adrienne et Robert s’installent sur leur concession à Montréal et ont au moins sept enfants entre 1655 et 1671 : Anne, Marie Madeleine, Jean Baptiste, Pierre, Louis Michel, Jeanne et Anne.
Au fil des ans, Adrienne est également la marraine de plusieurs nouveau-nés à Montréal :
29 août 1649 : marraine de Marie Boudard, fille de Jean Boudart et de Catherine Mercier, aux côtés du parrain Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve.
5 juin 1650 : marraine d’Adrienne Oskennontonhast (une autochtone), fille d’Athanase Oskennontonhast Hounitiek et de [aucun prénom] Usondakouanen, aux côtés du parrain Pierre Royer.
1er juillet 1650 : marraine de Marie Lucos, fille de Léonard Lucos et de Barbe Poisson, aux côtés du parrain Paul de Chomedey.
20 août 1652 : marraine d’Adrienne Barbier, fille de Gilbert Barbier et de Catherine Laveau, aux côtés du parrain Jean St-Père.
19 juillet 1653 : marraine de Madeleine Tessier, fille d’Urbain Tessier et de Marie Archambault, aux côtés du parrain Lambert Closse.
30 septembre 1657 : marraine de Marie Milot, fille de Jean Milot et de Marie Marthe Pinson, aux côtés du parrain Nicolas Godé.
24 juin 1677 : marraine de Jean Baptiste Forestier, fils d’Antoine Forestier et de Marie Madeleine Cavelier, aux côtés du parrain Jean Gervaise.
19 mars 1682 : marraine de son petit-fils Ignace Hébert, fils d’Ignace Hébert et de Jeanne Messier, aux côtés du parrain et seigneur Michel Messier dit St-Michel.
En 1666, Adrienne et Robert figurent dans le recensement de la Nouvelle-France ; ils vivent à Montréal avec leurs enfants et un domestique engagé. [Trois des enfants Lecavelier sont appelés à tort « Hébert » par le recenseur.] Robert est répertorié comme arquebusier habitant.
Recensement de la Nouvelle-France en 1666 pour le ménage « Cavelier » (Bibliothèque et Archives Canada)
L’année suivante, un autre recensement indique que le couple vit toujours à Montréal avec ses enfants et un domestique. La famille possède quarante arpents de terres « en valeur » (défrichées ou en culture) et huit bestiaux.
Recensement de la Nouvelle-France en 1667 pour le ménage « Le Cavelier » (Bibliothèque et Archives Canada)
Le 4 mars 1675, Adrienne et Robert vendent une terre au Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal, seigneurs de l’île, pour la somme de 202 livres et 10 sols. Cette terre, d’une superficie de quatre arpents et demi, est communément appelée « la Grange ». Elle borde les terres appartenant aux seigneurs, ainsi que celles de Jean Milot, de Nicolas Godé et d’Antoine Forestier. Robert est décrit dans le document comme laboureur.
Adrienne et Robert figurent dans le recensement de la Nouvelle-France de 1681 ; ils vivent toujours à Montréal avec leurs six enfants. La famille possède deux fusils, six bêtes à cornes, quatre chevaux et soixante arpents de terres « en valeur ».
Recensement de la Nouvelle-France en 1681 pour le ménage « Cavelier » (Bibliothèque et Archives Canada)
Achats et ventes à Villemarie
Au cours des deux décennies suivantes, Adrienne et Robert participent à de nombreuses transactions foncières à Villemarie :
15 avril 1687 : Adrienne et Robert donnent une terre à leurs enfants Marie-Madeleine (et son mari Antoine Forestier), Jean Baptiste, Louis, Jeanne et Anne Lecavelier.
9 juin 1689 : Adrienne et Robert cèdent une terre à leur fils Ignace Hébert et à son épouse Jeanne Messier, qui la vendent ensuite au marchand Claude de Couagne.
3 avril 1692 : Adrienne et Robert vendent un emplacement situé « vers le magasin aux poudres » à Jacques-Alexis de Fleury-Deschambault, bailli et juge civil et criminel de l’île de Montréal.
1er mai 1692 : Adrienne et Robert vendent un emplacement situé « vers le magasin aux poudres » à Jean Leduc.
4 juillet 1692 : Adrienne et Robert vendent aux Récollets une terre située sur le niveau des rues Saint-Pierre et du Saint-Sacrement.
12 avril 1695 : Adrienne et Robert vendent un restant de terre situé sur les rues Saint-Pierre et Saint-Sacrement à Catherine Gauchet, veuve de Jean Baptiste Migeon de Branssat, ancien lieutenant général de l’île de Montréal.
8 août 1695 : Adrienne et Robert vendent un morceau de terre situé sur la rue du Saint-Sacrement au marchand Claude de Couagne.
9 novembre 1695 : Adrienne et Robert vendent une portion de terre sur le niveau de la rue Notre-Dame à leur fille Marie-Madeleine et à son mari Antoine Forestier, chirurgien.
15 novembre 1695 : Adrienne et Robert vendent un emplacement au marchand Bertrand Arnaud.
23 janvier 1698 : Adrienne et Robert vendent un emplacement à leurs filles Jeanne et Anne Lecavelier.
24 avril 1698 : Adrienne et Robert vendent une terre sur le niveau de la rue Notre-Dame à Guillaume Lecavelier, maître armurier et arquebusier.
24 avril 1698 : Adrienne et Robert vendent à Jean Baptiste Lecavelier, leur fils, un emplacement situé dans l’enclos de la ville.
24 avril 1698 : Adrienne et Robert vendent un emplacement situé dans l’enclos de la ville à Louis Michel Lecavelier, leur fils.
26 avril 1698 : Adrienne et Robert vendent une terre « par-devant à la clôture de la ville » à Louis Michel Lecavelier, leur fils.
Décès de Robert
Robert Lecavelier dit Deslauriers meurt à l’âge de 74 ans le 25 juillet 1699. Il est inhumé le jour même dans l’église des Révérends Pères Récollets. Compte tenu de la rapidité avec laquelle il est enterré, Robert est peut-être victime de l’épidémie de variole qui ravage le Canada en 1699.
Sépulture de Robert Lecavelier dit Deslauriers en 1699 (Généalogie Québec)
Les dernières années d’Adrienne
Après le décès de son mari, Adrienne met de l’ordre dans ses affaires financières. L’après-midi du 6 février 1700, elle dicte ses dernières volontés et son testament au notaire Pierre Raimbault chez elle, rue Notre-Dame, « estant indisposée assise dans un fauteuil dans une chambre basse de ladite maison ». Déclarant qu’Adrienne est « Saine toutefois d’Esprit memoire Et entendement », le notaire consigne qu’elle recommande son âme à Dieu « comme Vraye Chrestienne Catolique ».
Elle demande que ses dettes soient payées par l’exécuteur du testament, en priorité la somme de 220 livres empruntée de ses filles Jeanne et Anne Lecavelier après le décès de son mari. Elle demande d’être inhumée dans l’église des Récollets aux côtés de son défunt mari.
Adrienne donne et lègue à la Chapelle Notre Dame du tiers ordre dans l’Église des Révérends Récollets la somme de 30 livres, pour être employée à la décoration de ladite chapelle. Elle donne également la somme de 150 livres pour faire dire dix messes pour le repos de son âme.
Quant au reste de ses biens meubles et immeubles, tant acquêts que conquêts et en quelque lieu qu’ils soient situés, Adrienne ordonne qu’ils soient partagés à parts égales entre ses enfants et héritiers, indépendamment des dons ou avantages qu’elle a précédemment accordés à son fils Louis. Elle déclare qu’elle n’a jamais eu l’intention de favoriser un enfant par rapport à un autre, qu’elle a été « surprise » lors de ces ventes et dons antérieurs, et que Louis « n’a satisfait a aucune des conditions dont elle l’avait chargé ».
Pour assurer l’exécution de son testament, Adrienne désigne Charles de Couagne, marchand bourgeois de Villemarie et son bon ami, comme exécuteur testamentaire, lui confiant l’ensemble de ses biens jusqu’à ce que la valeur et les dispositions du testament soient intégralement respectées.
Le 11 juin 1700, Adrienne doit 450 livres au marchand Charles de Couagne, somme correspondant à la consolidation des dettes de son défunt mari et aux fournitures qui lui ont été accordées en tant que veuve. Cette dette peut aider à expliquer la réorganisation successorale qui transparaît dans son testament et son codicille rédigés plus tard dans l’année.
Plus tard cette année-là, le 27 septembre 1700, un accord est rédigé par le notaire Antoine Adhémar entre Jean Baptiste Le Cavelier et sa mère Adrienne, ainsi que ses frères et sœurs Louis Michel, Jeanne et Anne Le Cavelier. Jean Baptiste renonce à tous ses droits et prétentions sur les héritages situés sur l’île de Montréal et hors de l’enceinte de Villemarie, qu’il ait hérités de son défunt père, Robert Le Cavelier, ou qu’il doive en hériter de sa mère après son décès. En échange, Adrienne, Louis Michel, Jeanne et Anne s’engagent conjointement à indemniser Jean Baptiste pour toute dette de la succession et lui accordent une concession de terre de trois arpents de large dans la seigneurie du Cap-Saint-Michel, bordée d’un côté par les terres du seigneur lui-même et de l’autre par celles du sieur Ignace Hébert, demi-frère de Jean Baptiste issu du premier mariage de sa mère. L’accord prévoit également le versement de 300 livres, un cheval avec son harnais, une charrue, une charrette et d’autres outils aratoires, quatre scies, ainsi qu’un quart du foin entreposé dans le grenier de la grange.
L’accord prévoit en outre le partage des produits agricoles et du bétail du domaine familial. Jean Baptiste cède à ses frères et sœurs sa part d’une récolte de blé déjà semée cette année-là sur les terres du domaine, tandis qu’Adrienne et les autres lui cèdent leur droit sur la moitié d’une autre récolte de blé fournie en vertu d’un accord conclu avec un certain Bouat. Jean Baptiste renonce également à sa part de deux chevaux, d’un bœuf, d’un veau, des cochons et des meubles provenant de la succession, et renonce à tout contrat antérieur qu’il aurait pu conclure avec son défunt père et sa mère. Antoine Forestier, chirurgien, et son épouse Marie-Madeleine Le Cavelier, sœur de Jean Baptiste, donnent également leur consentement à cette entente. Jean Baptiste, Louis Michel et Anne signent le document de leur propre main, tandis qu’Adrienne, conformément à ses autres actes notariés, ne signe pas.
À la suite de cet accord, Adrienne modifie son testament le 17 octobre 1700. Le notaire Adhémar enregistre son codicille, dans lequel elle révoque intégralement son testament précédent, dicté le 6 février 1700 devant le notaire Pierre Raimbault, à une exception près : elle confirme que le legs de 150 livres aux Récollets reste pleinement en vigueur, payable en une seule fois, après son décès, sur sa succession.
Décès d’Adrienne
Adrienne Duvivier a environ 80 ans au moment de son décès. Elle est inhumée le 20 octobre 1706 à Montréal.
L’acte de sépulture indique :
« Le vingtieme jour d’octobre mil Sept Cent Six a été inhumé le corps d’Adrienne Devivier agée de quatreving Six ans Veuve de feu Robert Le Cavelier apres avoir receu Les Sacremens de l’Eglise. Temoins Mre Henry Meriel pretre et Jean Baptiste Queneville Lequel a declaré ne savoir Signer. »
Sépulture d’Adrienne Duvivier en 1706 (FamilySearch)
Le Monument aux pionniers (© La Généalogiste franco-canadienne)
Plaques et monuments
Les noms d’Augustin Hébert et d’Adrienne Duvivier figurent sur le Monument aux pionniers de Montréal, qui répertorie les premiers colons arrivés à Montréal en 1642. Comme Adrienne n’est arrivée à Montréal qu’en 1647, son nom ne devrait pas être inscrit sur la plaque. L’obélisque est érigé par la Société historique de Montréal en 1893, pour célébrer le 250e anniversaire de la fondation de Montréal. Il se trouve sur la place d’Youville, dans le Vieux-Montréal.
Gros plan sur la plaque commémorative dédiée aux premiers colons de Montréal (© La Généalogiste franco-canadienne)
Rue Adrienne DU VIVIER à Corbeny (Google Street View)
Corbeny, ville natale d’Adrienne, rend également hommage à sa mémoire. Le 21 mai 2009, le village dévoile une plaque de rue portant l’inscription « Rue Adrienne Du Vivier (1626-1706), cofondatrice de la ville de Montréal », lors d’une cérémonie organisée par l’Association LXXI Corbunei et Saint-Marcoul, en présence d’élus locaux et régionaux, notamment le maire de Corbeny, le maire de Laon et des représentants de la Commission de la mémoire franco-québécoise. Le maire Philippe Deboudt présente une brève biographie d’Adrienne lors de l’inauguration, et le village propose depuis lors d’aménager « le Vivier », une aire de repos située à proximité du site, avec des érables et un panneau d’interprétation racontant son histoire, dans le but de perpétuer la mémoire de la Nouvelle-France dans son village natal.
De la France à Villemarie
L’histoire d’Augustin Hébert dit Jolicoeur et d’Adrienne Duvivier illustre à la fois les immenses espoirs et les épreuves des premiers colons de Villemarie. Arrivé en Nouvelle-France comme soldat, Augustin participe à la fondation de Montréal avant de devenir l’un de ses premiers habitants et défricheurs. Sa mort prématurée, dans des circonstances qui demeurent inconnues, met brutalement fin à cette première étape de l’établissement de la famille. Adrienne, quant à elle, fait preuve d’une remarquable résilience. Veuve avec de jeunes enfants, elle rebâtit sa vie aux côtés de Robert Lecavelier dit Deslauriers, élève une seconde famille et contribue pendant plus d’un demi-siècle à l’essor de la jeune colonie.
Aujourd’hui, l’héritage d’Augustin et d’Adrienne dépasse largement leur propre époque. Parmi tous les pionniers arrivés à Villemarie en 1642, Augustin est le seul à laisser une descendance patronymique jusqu’à nos jours. Au fil des siècles, leurs enfants et petits-enfants se dispersent à travers le Québec, puis ailleurs en Amérique du Nord, transmettant non seulement le patronyme Hébert, mais aussi l’héritage des tout premiers bâtisseurs de Montréal.
Version PDF de la biographie qui se trouve à l'adresse suivante : https://www.tfcg.ca/augustinhebert-et-adrienneduvivier.
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Bibliographie :
« Les engagés XVIIe et XVIIIe siècles », base de données et images numérisées, Archives départementales de la Charente Maritime (http://www.archinoe.net/v2/ark:/18812/d138390b41b0ed91ade61b5ddc0ca052 : consulté le 21 juil. 2026), engagement de René Pigneau par Augustin Hébert, 2 mai 1647, La Rochelle, notaire Pierre Teuléron, 3 E 1295 fol. 65.
« Collection Pièces judiciaires et notariales - Archives nationales à Québec », images numérisées, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (https://advitam.banq.qc.ca/notice/389640 : consulté le 22 juil. 2026), « Obligation par Augustin Hébert dit Jolicoeur, demeurant à Paris, à Noël Juchereau des Chatelets, demeurant ordinairement au pays de la Nouvelle-France, directeur et procureur général de la communauté de messieurs les Habitants du pays, pour 60 livres, qui seront employées pour payer les marchandises et commodités par lui achetées en cette ville et chargées dans les navires de la flotte appartenant aux habitants qui sont prêts à partir de cette rade pour aller à Québec et retourner à La Rochelle », 23 mai 1647,cote TL5,D2156, Id 389640.
« Le LAFRANCE (Baptêmes, Mariages, Sépultures) », base de données et images numérisées, Généalogie Québec. (https://www.genealogiequebec.com/Membership/LAFRANCE/acte/86717 : consulté le 21 juil. 2026), baptême de Marie Madeleine KHINECAOUAT, 4 août 1637, Trois-Rivières (Immaculée-Conception); citant les données originales : Institut généalogique Drouin.
« Le LAFRANCE (Baptêmes, Mariages, Sépultures) », base de données et images numérisées, Généalogie Québec. (https://www.genealogiequebec.com/Membership/LAFRANCE/acte/47203 : consulté le 22 juil. 2026), mariage de Robert Lecavelier et Adrienne Duvivier, 19 nov. 1654, Montréal (Notre-Dame-de-Montréal) ; citant les données originales : Institut généalogique Drouin.
« Le LAFRANCE (Baptêmes, Mariages, Sépultures) », base de données et images numérisées, Généalogie Québec. (https://www.genealogiequebec.com/Membership/LAFRANCE/acte/49734 : consulté le 22 juil. 2026), sépulture de Robert CAVELIER DESLAURIERS, 25 juil. 1699, Montréal (Notre-Dame-de-Montréal); citant les données originales : Institut généalogique Drouin.
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« Actes de notaire, 1651-1657 // Raphaël-Lambert Closse », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CS5F-5QWK-3?cat=koha%3A481205&view=explore&lang=en&groupId=M9M4-8RV : consulté le 21 juil. 2026), inventaire de la communauté des biens d’Augustin Hebert dit Jolicoeur et Adrienne Duvivier, 2 juin 1654, Montréal, images 2923-2925 sur 2984 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Actes de notaire, 1651-1657 // Raphaël-Lambert Closse », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CS5F-5QHM-Q?cat=koha%3A481205&view=explore&lang=en&groupId=M9M4-8RV : consulté le 21 juil. 2026), contrat de mariage d’Adrienne Duvivier et Robert Lecavelier dit Deslauriers, 30 oct. 1654, Montréal, image 2950 sur 2984 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Actes de notaire, 1651-1657 // Raphaël-Lambert Closse », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CS5F-5QH9-1?cat=koha%3A481205&view=explore&lang=en&groupId=M9M4-8RV : consulté le 21 juil. 2026), concession de terre par Paul de Chomedey à Robert le Cavelier et Adrienne Duvivier, 24 oct. 1654, Montréal, images 2936-2938 sur 2984 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Actes de notaire, 1657-1699 // Bénigne Basset », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CST7-NQTL?cat=koha%3A426906&view=explore&lang=en&groupId=TH-909-77566-3928-96 : consulté le 22 juil. 2026), cession de terre par Robert le Cavelier et Adrienne Duvivier au Séminaire de St-Sulpice de Montréal, 4 mars 1675, Montréal, images 2315-2317 sur 3072 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Actes de notaire, 1697-1727 // Pierre Raimbault », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CS5V-SV8?cat=koha%3A675517&view=explore&lang=en&groupId=M9DC-F8Z : consulté le 22 juil. 2026), testament d’Adrienne Duvivier, 6 févr. 1700, Montréal, images 1145-1147 sur 3137 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Actes de notaire, 1668-1714 // Antoine Adhémar », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTH-53NN-4?cat=koha%3A541271&view=explore&lang=en&groupId=TH-909-77664-90300-17 : consulté le 23 juil. 2026), obligation d’Adrienne Duvivier à Charles de Couagnes, 11 juin 1700, Montréal, images 825-826 sur 3103 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Actes de notaire, 1668-1714 // Antoine Adhémar », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTH-53DR-B?cat=koha%3A541271&view=explore&lang=en&groupId=TH-909-77664-90300-17 : consulté le 22 juil. 2026), accord entre Adrienne Duvivier et ses enfants, 27 sept. 1700, Montréal, images 1429-1432 sur 3103 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Actes de notaire, 1668-1714 // Antoine Adhémar », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTH-53JC-L?cat=koha%3A541271&view=explore&lang=en&groupId=TH-909-77664-90300-17 : consulté le 22 juil. 2026), codicille d’Adrienne Duvivier, 17 oct. 1700, Montréal, images 1542-1543 sur 3103 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Donation d'une terre située en la ville de Villemarie; par Robert Lecavellier et Adrienne Duvivier, son épouse, à Antoine Forestier, chirurgien et Marie-Madeleine Lecavelier, son épouse, leurs gendre et fille, Jean-Baptiste Lecavelier, Jeanne Lecavelier et Anne Lecavelier, leurs fils et filles, ladite Madeleine Cavelier faisant tant pour eux que pour Louis Lecavelier, leur frère absent », notaire P. Cabazié, 15 avr. 1687.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Cession et délaissement portant quittance de terre située en la ville de Villemarie; par Robert Lecavelier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de la ville de Villemarie, épouse antérieure de Augustin Hebert, à Ignace Hebert et Jeanne Messier, son épouse, fils de ladite Duvivier et dudit défunt, et vente de ladite terre par ledit Ignace Hebert à Claude de Couagne, marchand bourgeois, de la ville de Villemarie », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 9 juin 1689.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un emplacement situé en la ville de Villemarie vers le magasin aux poudres; par Robert Lecavellier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de la ville de Villemarie, à Jacques-Alexis de Fleury-Deschambault, écuyer, licencié en loi, avocat au parlement de Paris, bailli et juge civil et criminel de l'île de Montréal », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 3 avr. 1692.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un emplacement situé en la ville de Villemarie vers le magasin aux poudres; par Robert Lecavelier dit Delorier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarye, à Jean Leduc, demeurant près de la ville de Villemarie », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 1 mai 1692.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente de terre située dans la ville de Villemarie sur le niveau des rues St Pierre et du St Sacrement; par Robert Lecavellier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, aux Récollets », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 4 juil. 1692.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un restant de terre situé sur les rues St-Pierre et St-Sacrement en la ville de Villemarie; par Robert Lecavellier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Catherine Gauchet, veuve de Jean-Baptiste Migeon de Branssat, avocat au parlement et lieutenant général de l'île de Montréal, absente, acceptant pour elle Charles Juchereau, écuyer et conseiller du Roi et lieutenant général de l'île de Montréal », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 12 avr. 1695.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un morceau de terre situé en la ville de Villemarie sur la rue du St Sacrement; par Robert Lecavelier dit Deslauriers, habitant et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Charles de Couagne, marchand bourgeois, de Villemarie », notaire B. Basset dit Deslauriers, 8 août 1695.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'une portion de terre située en la ville de Villemarie sur le niveau de la rue Nostre Dame; par Robert Lecavellier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Antoine Forestier, chirurgien et Marie-Madeleine Lecavelier, son épouse, de Villemarie », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 9 nov. 1695.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un emplacement situé en la ville de Villemarie; par Robert Lecavellier dit Deslaurier, habitant et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Bertrand Arnaud, marchand, de Villemarie », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 15 nov. 1695.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un emplacement situé en la ville de Villemarie; par Robert Lecavelier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Jeanne Lecaveliers et Anne Lecaveliers, soeurs, leurs filles », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 23janv. 1698.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente de terre située en la ville de Villemarie sur le niveau de la rue Notre Dame; par Robert Lecavelier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Guillaume Lecavelier, maître armurier et arquebusier, de Villemarie », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 24 avr. 1698.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un emplacement situé dans l'enclos de la ville de Villemarie; par Robert Lecavellier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Jean-Baptiste Lecavelier, son fils », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 24 avr. 1698.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente d'un emplacement situé dans l'enclos de la ville de Villemarie; par Robert Lecavelier dit Deslaurier et Adrienne Duvivier, son épouse, de Villemarie, à Louis-Michel Lecavelier, de Villemarie », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 24 avr. 1698.
Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 22 juil. 2026), « Vente de terre située par-devant à la clôture de la ville de Villemarie; par Adrienne Duvivier et Robert Lecavellier dit Deslaurier, son époux, de Villemarie, à Louis-Michel Lecavelier, de Villemarie, son fils », notaire A. Adhémar de Saint-Martin, 26 avr. 1698.
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