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Abraham Martin dit l’Écossais & Marguerite Langlois

Découvrez la vie d’Abraham Martin dit l’Écossais et de Marguerite Langlois, parmi les premiers habitants de Québec, ancêtres de milliers de Canadiens français, dont la terre a donné son nom aux plaines d’Abraham.

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Abraham Martin dit l’Écossais & Marguerite Langlois

La famille à l’origine des Plaines d’Abraham

 

Localisation de Dieppe en France (Mapcarta)

Abraham Martin naît vers 1589. Cette date approximative est déduite de l’âge de soixante-quinze ans mentionné lors de son inhumation en 1664. On ignore son lieu de naissance exact, mais on sait qu’il réside à Dieppe, en Normandie, dès 1616.

Surnommée la « ville aux quatre ports », Dieppe se situe au nord-ouest de la France, sur le littoral de la Manche, dans l’actuel département de la Seine-Maritime. Avec une population d’environ 30 000 habitants, appelés les Dieppois, la ville se distingue depuis longtemps par son identité maritime. Au XVIe siècle, elle constitue un centre important de navigation et de cartographie et contribue de manière significative à l’école française de cartographie.   

« Le pourtraict de la ville de Dieppe », dessin de 1575 réalisé par le cartographe François de Belleforest (Bibliothèque nationale de France)

Vers l’âge de vingt-six ans, Abraham épouse Marguerite Langlois en France, probablement à Dieppe. Marguerite est peut-être elle aussi originaire de cette ville, bien que son année de naissance et l’identité de leurs parents respectifs demeurent inconnues. Aucun acte de mariage n’a été retrouvé à ce jour.

Le premier enfant connu d’Abraham et de Marguerite, Jehan, est baptisé dans la paroisse Saint-Jacques de Dieppe le 23 septembre 1616. Son parrain et sa marraine sont Jehan Filie et Colette Chignart. Cet acte de baptême constitue le plus ancien document confirmé concernant Abraham et Marguerite.  

Baptême de Jehan Martin en 1616 à Dieppe (Archives départementales de la Seine-Maritime)

L’église Saint-Jacques, un imposant édifice gothique datant du XIIIe siècle, se dresse encore aujourd’hui à Dieppe. Photographie du XIXe siècle prise par Étienne et Louis Antonin Neurdein (Institut national d’histoire de l’art).

Rue d’Écosse à Dieppe, en France (© Google Street View)

Le surnom d’Abraham, « l’Écossais », a donné lieu à plusieurs hypothèses quant à ses origines. Selon le Fichier Origine, il demeurait rue d’Écosse à Dieppe, une rue qui existe encore aujourd’hui près de l’église Saint-Jacques. Certains ont avancé l’hypothèse qu’il aurait pu avoir des ancêtres écossais ou avoir séjourné en Écosse durant sa jeunesse. D’autres ont suggéré que ce surnom aurait pu être adopté pour des raisons sans lien avec ces hypothèses, notamment dans un contexte militaire. À ce jour, aucun document ne vient appuyer ces théories.






Parmi les premiers pionniers

Abraham Martin et Marguerite Langlois figurent parmi les tout premiers colons français à s’établir de façon permanente à Québec. Ils s’installent dans la colonie dès 1621, à peu près à la même époque que Françoise Langlois, probablement la sœur de Marguerite, et son mari Pierre Desportes.

Qu’est-ce qui pousse un jeune couple à quitter Dieppe pour les incertitudes de la Nouvelle-France vers 1620 ? En tant que port atlantique très actif, Dieppe est étroitement liée aux réseaux de pêche et de commerce qui relient la Normandie à la vallée du Saint-Laurent. À cette époque, Québec passe progressivement d’un poste de traite saisonnier à une colonie permanente, et les promoteurs coloniaux encouragent les familles à s’y établir. Pour un homme d’une trentaine d’années avec une famille grandissante, la perspective d’obtenir une terre et de s’établir à long terme au Canada offre peut-être des possibilités difficiles à réaliser en France.

Dessin de Québec par Samuel de Champlain, publié en 1613 (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

Au cours des années suivantes, Marguerite donne naissance à trois autres enfants à Québec : Eustache, Marguerite et Hélène. Tous sont baptisés à Notre-Dame de Québec, la première paroisse de la colonie.

Eustache Martin est généralement considéré comme l’un des premiers enfants d’origine européenne nés à Québec. Son baptême constitue la première inscription conservée dans le registre paroissial de Notre-Dame qui nous est parvenu ; celui de sa sœur Marguerite suit immédiatement. Lors du baptême de leur fille Hélène en 1627, Samuel de Champlain, souvent surnommé le « Père de la Nouvelle-France », est nommé parrain, ce qui témoigne du caractère intime et solidaire de la petite colonie naissante. 

Les baptêmes d’Eustache, Marguerite et Hélène Martin à Québec (Généalogie Québec)


Les frères Kirke et la prise de Québec

« Champlain cédant Québec à l’amiral Kirke, le 20 juillet 1628 », carte postale de 1911 (Wikimedia Commons)

En 1629, la fragile colonie française de Québec est brusquement perturbée par les Anglais. L’attaque est menée par les frères Kirke — David, Louis et Thomas — des corsaires opérant sous commission anglaise pendant la guerre anglo-française (1627-1629). Les frères interceptent déjà plusieurs navires de ravitaillement français à destination de Québec, laissant la colonie dans une situation critique sur le plan des vivres et des provisions. Lorsque leur flotte arrive à Québec en juillet 1629, Samuel de Champlain et la petite garnison n’ont d’autre choix que de se rendre, la colonie étant alors affamée.

Comme bon nombre des premiers colons, Abraham Martin et sa famille retournent en France. Pendant cette période d’exil, Marguerite donne naissance à leur cinquième enfant à Dieppe. Pierre Martin est baptisé dans la paroisse Saint-Jacques le 1er août 1630. L’occupation anglaise de Québec dure trois ans. L’occupation anglaise de Québec dure trois ans. En vertu du traité de Saint-Germain-en-Laye de 1632, l’Angleterre accepte de restituer Québec et le reste de la Nouvelle-France à la France, permettant ainsi aux anciens colons de revenir.

Abraham et sa famille font partie de ceux qui reviennent à Québec en 1633, l’année même où Samuel de Champlain reprend ses fonctions à la tête de la colonie. La santé de Champlain décline toutefois rapidement, et il est victime d’un grave accident vasculaire cérébral en octobre 1635. Le 17 novembre de cette année-là, il rédige son dernier testament. En reconnaissance de leur rôle dans l’établissement de la jeune colonie, Champlain donne 600 livres à Abraham et à sa femme Marguerite, « a la charge qu’ils les emploieront a desfricher des terre en ce päis de la nouvelle france ». Il lègue également 600 livres à leur fille Marguerite « pour l’aider à se marier en ce päis de La nouvelle France, a un homme qui sera resident en ce dict päis et non autrement », ainsi que 300 francs supplémentaires à sa filleule Hélène.

Extrait du testament de Samuel de Champlain mentionnant les dons à « Abraham et sa femme » (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

Extrait du testament de Champlain mentionnant les legs à Marguerite et Hélène Martin (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)


Les propriétés foncières d’Abraham Martin

Le 4 décembre 1635, un procès-verbal est dressé concernant le mesurage et le bornage des douze arpents de terre concédés à Abraham par la Compagnie de la Nouvelle-France. La propriété est située sur le versant nord du cap Diamant et constitue la plus ancienne mention connue de sa propriété foncière. En 1643, il acquiert auprès de Guillaume Hubou une terre connue sous le nom de « jardin du Père Denis ». Deux ans plus tard, Abraham reçoit 20 arpents de terre supplémentaires d’Adrien Duchesne, un chirurgien et interprète également originaire de Dieppe.

« Plan du haut et bas de Québec en 1660 », copié par Louis-Philippe Vallerand d’après l’original réalisé par Jean Bourdon (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

En octobre 1648, Abraham fait l’acquisition d’une propriété voisine, ce qui lui donne une vaste étendue de terre sur le plateau à l’ouest de Québec. À l’époque, cette zone demeure en grande partie une campagne ouverte, située en dehors de la ville fortifiée. À mesure que la colonie s’étend, sa propriété et les chemins menant au sommet de la colline deviennent des repères familiers pour les habitants, et son nom finit par être associé aux éléments géographiques environnants.

Les terres qu’Abraham Martin possède sur les hauteurs à l’ouest de Québec seront plus tard associées au toponyme des plaines d’Abraham, devenu célèbre lors de la bataille de 1759.


De l’homme au toponyme

Le nom « plaines d’Abraham » provient du prénom d’Abraham Martin, bien qu’il ne soit pas utilisé de son vivant. En 1663, il possède une terre appelée Claire-Fontaine, dans la partie haute de la ville, au bord du coteau Sainte-Geneviève. Cette propriété est acquise en deux étapes, en 1635 et en 1645. Après la mort d’Abraham, la terre est vendue en 1675 par son fils, le prêtre Charles-Amador Martin, aux Ursulines. Elle se situe à environ 500 mètres de l’espace aujourd’hui associé aux plaines d’Abraham. 

Le premier toponyme connu lié à son nom apparaît en 1734 avec la mention de « Rüs d’Abrahan », qui relie sa terre à la route correspondant à l’actuelle Grande Allée. Le toponyme apparaît d’abord sous la forme « hauteurs d’Abraham » en juillet 1759, dans un rapport militaire rédigé pendant le siège de Québec. Le terme « hauteurs » y est employé de manière descriptive pour désigner le plateau à l’ouest de la ville. La plus ancienne attestation connue de la forme anglaise « Plains of Abraham » remonte au 13 septembre 1759, dans le récit du capitaine John Knox décrivant le terrain où se déroule l’affrontement entre les armées française et britannique.

« Plan de Québec et de la campagne environnante indiquant les principaux campements et ouvrages des armées britannique et française pendant le siège mené par le général Wolfe en 1759 », montrant les Plaines d’Abraham, carte de 1759 de J. B. Glegg et John Melish (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

Par la suite, le nom s’impose progressivement dans la cartographie et les écrits. La forme anglaise apparaît notamment chez Jean-Baptiste Duberger en 1808, tandis que la forme française « Plaines d’Abraham » est utilisée par Joseph Bouchette en 1815. Contrairement à l’usage courant, les plaines d’Abraham ne correspondent pas à une entité précisément délimitée et ne se confondent pas entièrement avec le parc des Champs-de-Bataille, créé en 1908. Historiquement, le toponyme désigne un vaste plateau situé au sud-ouest du coteau Sainte-Geneviève, dont l’étendue a varié au fil du temps.

La tour Martello n° 1, située sur les plaines d’Abraham à Québec, au sommet du Cap Diamant, surplombant le fleuve Saint-Laurent (Wikimedia Commons)


La vie sur le fleuve

Abraham est décrit comme un « maître pilote des rivières ». Il pourrait en effet avoir été le premier pilote de la colonie, voire un « pilote royal », bien qu’il n’existe aucune preuve officielle de ce dernier titre. Dans un contrat de mariage daté du 27 décembre 1647, conclu entre Marie, la fille d’Abraham, et Jean Cloutier, Abraham se présente, ou y est désigné, comme un « pilote royal ».  

Les mentions du Journal des Jésuites éclairent la vie d’Abraham sur le Saint-Laurent dans les années 1640 et 1650

  • .Juin 1648 : « Maître » Abraham, avec deux de ses gendres, se rend pour la première fois à la pêche aux loups marins. Ils en prennent 42 la veille de la Saint-Jean à l’Isle Rouge, près de Tadoussac, dont Abraham tire six barriques d’huile.

  • 3 août 1653 : la chaloupe de « maître » Abraham apporte la nouvelle de l’arrivée du père Lyonne à Tadoussac à bord du Capitaine Poulet.

La barque L’Espérance

Le 22 décembre 1649, Abraham vend la moitié de sa part d’une barque (vraisemblablement L’Espérance) à Jacques Maheu. Ne sachant pas signer, il appose sa marque au contrat rédigé par Guillaume Audouart.  

Le 20 août 1651, Abraham et les autres copropriétaires de la barque L’Espérance (Zacharie Cloutier, Guillaume Couture, Nicolas Juchereau, Geneviève Juchereau et Anne Couvent, épouse de Jacques Maheu) donnent procuration à Jean Juchereau pour « demander raison » au capitaine de la barque et le contraindre à rendre compte de tous les agrès qui lui ont été mis en main, ainsi que de toutes les transactions qu’il a pu effectuer au nom des parties. En cas de refus, ils l’autorisent à poursuivre le capitaine en justice, y compris par saisie et vente de ses biens.


Démêlés avec la justice

Le 19 janvier 1649 a lieu la première exécution publique à Québec. Une jeune fille anonyme, âgée d’environ 15 ans, est exécutée pour vol. Moins d’un mois plus tard, le 15 février 1649, Abraham Martin est accusé d’avoir violé la jeune fille et est envoyé en prison. Son procès est reporté jusqu’à l’arrivée de la prochaine flotte en provenance de France. Cependant, aucun procès n’a lieu et les archives judiciaires sont en grande partie manquantes. Était-il coupable ? À moins que d’autres documents judiciaires ne soient découverts, nous ne le saurons peut-être jamais. Pour en savoir plus, voir cette analyse détaillée de Robert Bérubé.

Inscription du 19 janvier 1649 dans le Journal des Jésuites (publié d’après le manuscrit original conservé aux archives du Séminaire de Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

Le 3 avril 1664, Abraham comparaît à nouveau devant les tribunaux, cette fois en raison des actes commis par son domestique, un dénommé Saint-Martin. Abraham est condamné à verser l’équivalent de 20 livres en aliments et en médicaments à Pierre Hudon, domestique du sieur Marsolet, pour les « excès commis sur lui » par Saint-Martin.


Abraham et Marguerite au quotidien

Abraham Martin, représenté par l’artiste Charles Huot en 1908 (Wikimedia Commons)

Au-delà de leurs rares comparutions devant les tribunaux coloniaux, de nombreux actes notariés conservés offrent un aperçu de la vie quotidienne d’Abraham et de Marguerite.

  • 3 janvier 1650 : Abraham et Marguerite engagent Nicolas Causinier, âgé d’environ 12 ans, comme domestique, en échange de cinq minots de blé ou de l’équivalent en argent.

  • 12 février 1651 : Abraham reconnaît devoir à René Maheu, commis général des magasins de la Nouvelle-France, la somme de 275 livres et 13 sols pour des marchandises. Abraham est décrit comme un habitant vivant en la banlieue de Québec.

  • 22 septembre 1657 : Abraham reconnaît devoir aux marchands Simon Hillereau et Benjamin Anceau une dette de 41 livres pour des marchandises livrées. Abraham est décrit comme un habitant à Québec.

  • 3 août 1660 : un bail à ferme est dressé entre Abraham et Jacques Lemarié pour une terre « au lieu appelé vulgairement Claire Fontayne » pour une durée de trois ans. Bien que le contrat soit résilié par la suite à une date inconnue, il fournit des détails sur la propriété d’Abraham, qui comprend une maison, une grange, une étable, une cour, un jardin, des terres labourables et des terres « en haut bois ». Il possède également deux bœufs « pour les labours » et deux vaches au poil rouge.  

  • 15 janvier 1663 : Pierre Millet donne tous ses biens mobiliers et immobiliers à Abraham. En contrepartie, Abraham accepte de prendre en charge toutes les dettes de Millet. Il s’engage également à faire inhumer Millet après son décès « selon La Coustume de notre mère Sainte Église Catholique apostolique et dans un lieu quil jugera a propos ».

  • 3 août 1664 : à la requête d’Abraham Martin, l’huissier royal donne assignation à un certain Julien de comparaître le samedi suivant à 10 heures devant le Conseil souverain. Julien est tenu de rendre la scie de travers qu’Abraham lui a prêtée. Ne s’étant pas présenté, il est déclaré en défaut le 9 août 1664.

Ensemble, ces documents offrent un aperçu de la vie économique d’une famille du Québec au XVIIe siècle.


Décès d’Abraham Martin

Le 6 septembre 1664, Abraham dicte son testament au notaire Pierre Duquet chez lui. Bien qu’il soit « au lit malade », il est sain d’esprit. Comme le veut la coutume, il recommande son âme à Dieu et demande que ses dettes soient payées. Abraham lègue 20 livres aux pauvres de l’Hôtel-Dieu et 10 livres à la chapelle de madame Sainte-Anne à Québec. Il lègue le reste de ses biens mobiliers et immobiliers à son épouse, Marguerite. Noël Morin est nommé exécuteur testamentaire. Parmi les témoins figurent Jean Bourdon et Jacques Ratté.

Illustration générée par l’auteure à l’aide de l’intelligence artificielle, mars 2026 (ChatGPT)

Abraham est inhumé deux jours plus tard, le 8 septembre 1664. L’acte de sépulture indique qu’il est « ancien habitant de ce pays », âgé d’environ 75 ans.

Sépulture d’Abraham Martin en 1664 (Généalogie Québec)

Un mois plus tard, le 7 octobre 1664, le notaire Duquet dresse l’inventaire de la communauté de biens d’Abraham et de Marguerite. Ce document de onze pages répertorie l’ensemble de leurs biens et effets personnels, dont la valeur est estimée par Jean Bourdon, huissier royal, et Jacques de la Rüe, maître-menuisier. Bien que certaines pages soient déchirées et que tous les objets ne soient pas lisibles, l’inventaire en dresse la liste suivante :


Coffre, 18e siècle (Musée McCord Stewart Montréal)

Ustensiles de cuisine et équipement du foyer

  • deux paires de chenets

  • une pelle à feu

  • une paire de pincettes

  • un gril

  • deux crémaillères

  • deux marmites de fer

  • une lèchefrite

  • une broche

  • une poêle à frire

  • deux cuillères à pot

  • cinq chaudières

  • une passoire

  • deux petits poêlons, dont un de cuivre

  • une fourchette de fer à tourner du poisson rôti avec un « fritier »

  • une lampe avec son chandelier

  • un seau garni de cercles de fer

  • un réchaud

Vaisselle et objets de table

  • deux plats de faïence

  • deux plats de terre

  • une tasse d’argent

  • vingt-deux livres d’étain

Meubles et objets de la maison

  • une huche à pétrir avec ses deux bancs

  • un baquet

  • un coffre de bois garni de sa clé

  • une chaise à bras

  • une vieille table

  • trois tableaux

  • un bénitier en faïence

 

Page 3 de l’inventaire des biens d’Abraham et Marguerite (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

 

Fusil Wheetlock, vers 1625 (Musée McCord Stewart Montréal)

Armes et équipement

  • un fusil

  • un pistolet [sans plaques ?]

  • un coutelas et un poignard

  • un baudrier et buffe

  • un bâton avec une épée


Outils et équipement domestique

  • une scie à main

  • une serpe

  • trois haches

  • trois méchantes houes

  • une tarière

  • une plane

  • quatre coins de fer

  • deux petits ciseaux

  • deux gouges de fer


Vêtements et effets personnels

  • un habit complet (audit défunt)

  • un bonnet

  • un bonnet double de laine


Linge de maison

  • trois draps

  • neuf serviettes

  • trois nappes

  • quatre essuie-mains


Objets divers et équipement extérieur

  • une paire de raquettes

  • un tamis

  • un entonnoir

  • une [cruche ?] de Flandre

  • trois barriques vides


Agriculture et provisions

  • un van à vanner

  • trois minots de blé d’Inde

  • un charnier à mettre du lard


Bétail et matériel agricole

  • cinq grands cochons

  • deux vaches

  • quatre bœufs

  • une charrette garnie de ses roues ferrées

  • un banneau

  • une charrue


Documents et titres de propriété

  • un contrat de concession passé par M. de Montmagny à Adrien Duchesne (5 avril 1639)

  • une donation faite à Abraham Martin par M. de Montmagny et M. Duchesne (décembre 1635 [sic, 1645])

  • une ratification des messieurs de la Compagnie pour douze arpents (mai [1650 ?])

  • un transport et donation de la terre par le sieur Duchesne à Abraham Martin (1er février 1652)

  • quatre quittances


Cet inventaire offre un aperçu révélateur du foyer d’Abraham Martin et de Marguerite Langlois en 1664. Il recense les outils, les articles ménagers, les vêtements, le bétail et le matériel agricole qui faisaient partie de la vie quotidienne dans le Québec des débuts. Ensemble, ces objets témoignent d’un foyer bien établi, qui se consacrait à la fois à l’agriculture et aux métiers pratiques caractéristiques des habitants de la colonie.

Le 7 novembre 1664, Marguerite et ses enfants (ainsi que leurs conjoints) procèdent au partage des biens mobiliers et immobiliers devant le notaire Duquet.

La Coutume de Paris régit la transmission des biens familiaux en Nouvelle-France. Qu’il y ait ou non un contrat de mariage, un couple est soumis à la « communauté de biens », c’est-à-dire que tous les biens acquis pendant le mariage font partie de la communauté. Au décès des parents, les biens de la communauté sont partagés à parts égales entre tous les enfants, qu’ils soient fils ou filles. Si l’un des conjoints décède, le conjoint survivant conserve la moitié des biens de la communauté, tandis que l’autre moitié est partagée entre les enfants. Au décès du conjoint survivant, sa part est également partagée à parts égales entre les enfants. Un inventaire est dressé après le décès afin de répertorier tous les biens de la communauté.


Les dernières années de Marguerite

Marguerite se remarie moins de quatre mois après le décès de son mari. Le 11 janvier 1665, le notaire Duquet rédige un contrat entre elle et René Branche, conforme aux normes de la Coutume de Paris. Le couple se marie un mois plus tard, le 17 février 1665, à l’église paroissiale Notre-Dame de Québec. Parmi les témoins figurent Noël Morin, Pierre Biron et Jacques Ratté.

Mariage de Marguerite Langlois et René Branche en 1665 (Généalogie Québec)

Marguerite Langlois meurt le soir du 17 décembre 1665, dix mois seulement après son mariage. Elle est inhumée deux jours plus tard « dans le Cimetière des pauvres de l’hospital ou elle estoit decedee, par le Clergé de cette Paroisse ».

Sépulture de Marguerite Langlois en 1665 (Généalogie Québec)


Enfants et descendants

Abraham et Marguerite ont au moins 11 enfants :    

  • Jean (1616–?)

  • Eustache (1621–?)

  • Marguerite (1624–1679)

  • Hélène (1627–avant 1653)

  • Pierre (1630–?)

  • Marie (1635–1699)

  • Adrien (1638–?)

  • Madeleine (1640–1688)

  • Barbe (1643–1660)

  • Anne (1645–1717)

  • Charles Amador (1648–1711) (prêtre)

En 1800, le couple formé par Abraham Martin et Marguerite Langlois se classe au sixième rang au Québec pour le nombre de descendants mariés, avec 7 765 personnes. 

Remarque : aucune preuve n’indique que la nommée Anne Martin qui épouse Jean Côté le 17 novembre 1635 soit la fille d’Abraham Martin et de Marguerite Langlois.


Monuments et commémorations

En 1926, un monument est érigé à Québec en l’honneur d’Abraham Martin. Il est l’œuvre du sculpteur Henri Hébert et est offert par le Canadien Pacifique. Par ailleurs, trois rues portent son nom : la côte d’Abraham et la rue Abraham-Martin à Québec, ainsi que l’avenue de l’Abraham-Martin à Rimouski. Cette dernière fait référence à deux bateaux-pilotes baptisés en l’honneur d’Abraham Martin. Une plaque commémorative est également apposée sur les plaines d’Abraham.

Abraham Martin Monument in Québec City (1930 photo), Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Monument dédié à Abraham Martin à Québec, 1930 (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

Plaque commémorative dédiée à Abraham Martin sur les Plaines d’Abraham (© La Généalogiste franco-canadienne)

Un héritage durable

Abraham Martin et Marguerite Langlois font partie des premiers habitants qui contribuent à l’établissement durable de la colonie de Québec. Pilote sur le Saint-Laurent, propriétaire foncier et père de famille, Abraham participe à la mise en valeur du territoire, tandis que Marguerite joue un rôle central dans la vie familiale et la transmission de cette lignée. Ensemble, ils s’inscrivent parmi les pionniers dont les descendants se comptent aujourd’hui par milliers. Le nom d’Abraham demeure attaché aux plaines d’Abraham, rappel durable de leur présence dans l’histoire de Québec.

 
 


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Bibliographie :

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  • « Collection Centre d'archives de Québec - Archives nationales à Québec », images numérisées, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (https://advitam.banq.qc.ca/notice/367808 : consulté le 9 mars 2026), « Procès-verbal de mesurage et de bornage de 12 arpents de terre données à Abraham Martin », cote P1000,S3,D1399, Id 367808.

  • « Archives de notaires : Claude Lecoustre (1647-1648) », images numérisées, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/5124961?docref=nyQ-gfSasKL_59-sjDSz-g : consulté le 12 mars 2026), contrat de mariage de Jean Cloutier et Marie Martin, 27 déc. 1647, images 49-51 sur 98.

  • « Actes de notaire, 1634, 1649-1663 // Guillaume Audouart », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSVN-32YJ?cat=koha%3A1171569&i=106&lang=en : consulté le 11 mars 2026), vente d'une partie d'une barque par Abraham Martin à Jacques Maheult, 22 déc. 1649, image 107 sur 2642 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1634, 1649-1663 // Guillaume Audouart », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSVN-32ZY?cat=koha%3A1171569&i=454&lang=en : consulté le 12 mars 2026), procuration d’ Abraham Martin et autres à Jean Juchereau de Laferté, 20 août 1651, image 455 sur 2642 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1634, 1649-1663 // Guillaume Audouart », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSVN-3297?cat=koha%3A1171569&i=116&lang=en : consulté le 12 mars 2026), marché d'engagement par Pierre Misselet et Perrine Baudry de Nicolas Causinier (12 ans) à Abraham Martin et Marguerite Lescossoisse, 3 janv. 1650, images 117-118 sur 2642 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1634, 1649-1663 // Guillaume Audouart », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSVN-3KYW?cat=koha%3A1171569&i=364&lang=en : consulté le 12 mars 2026), obligation de Abraham Martin à René Maheut, 12 févr. 1651, image 365 sur 2642 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1634, 1649-1663 // Guillaume Audouart », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSVN-3KFQ?cat=koha%3A1171569&i=1908&lang=en : consulté le 12 mars 2026), obligation de Abraham Martin à Simon Hillereau et Benjamin Anseau, 22 sept. 1657, image 1909 sur 2642 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1634, 1649-1663 // Guillaume Audouart », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-V3DQ-J9QG-Y?cat=koha%3A1171569&i=235&lang=en : consulté le 12 mars 2026), bail à ferme par Abraham Martin à Jacques Lemarié, 3 août 1660, images 236-240 sur 1431 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1634, 1649-1663 // Guillaume Audouart », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-V3DQ-J93G-X?cat=koha%3A1171569&i=1216&lang=en : consulté le 13 mars 2026), donation de Pierre Millet à Abraham Martin, 15 janv. 1663, images 1217-1218 sur 1431 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1663-1687 // Pierre Duquet », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTC-Y99S-D?cat=koha%3A1175224&i=228&lang=en : consulté le 13 mars 2026), testament d’Abraham Martin, 6 sept. 1664, images 229-332 sur 2541 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1663-1687 // Pierre Duquet », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTC-Y9CX-J?cat=koha%3A1175224&i=249&lang=en : consulté le 13 mars 2026), inventaire des biens de la communauté de feu Abraham Martin et Marguerite Langlois, 7 oct. 1664, images 250-260 sur 2541 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1663-1687 // Pierre Duquet », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTC-Y9CV-8?cat=koha%3A1175224&i=296&lang=en : consulté le 13 mars 2026), transaction entre Marguerite Langlois et ses enfants (et leurs conjoints), 7 nov. 1664, images 297-300 sur 2541 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Actes de notaire, 1663-1687 // Pierre Duquet », images numérisées, FamilySearch (https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTC-Y9WX-D?cat=koha%3A1175224&i=332&lang=en : consulté le 13 mars 2026), contrat de mariage de René Branches et Marguerite Langlois, 11 janv. 1665, images 333-335 sur 2541 ; citant les données originales : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1801), Société de recherche historique Archiv-Histo (https://archiv-histo.com : consulté le 11 mars 2026), « Vente d'une pièce de terre située au lieu appelé le Jardin du Pere Denis ; par Guillaume Hubou, habitant, de Quebeq, à Abraham Martin, de Quebeq », notaire M. Piraube, 1643.

  • « Fonds Conseil souverain - Archives nationales à Québec », images numérisées, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (https://advitam.banq.qc.ca/notice/401718 : consulté le 12 mars 2026), « Jugement condamnant Abraham Martin à payer l'équivalent de 20 livres tournois en aliments et médicaments à Pierre Hudon, serviteur domestique du sieur Marsolet, pour les excès commis sur lui par le nommé Saint-Martin, serviteur domestique du sieur Martin et que ce serviteur soit contraint par toutes voies et rigueurs de justice, même par corps », 3 avr. 1664, cote TP1,S28,P1629, ID 401718 ; citant les données originales : Pièce provenant du Registre plumitif no 1 Bis des arrêts, jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France (26 septembre 1663 au 23 août 1664), f. 33v.

  • « Fonds Conseil souverain - Archives nationales à Québec », images numérisées, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (https://advitam.banq.qc.ca/notice/401869 : consulté le 12 mars 2026), « Exploit d'assignation à comparaître faite par Levasseur, huissier, à la demande d'Abraham Martin au nommé Julien, pour qu'il soit condamné à lui rendre un objet qu'il lui a prêté », 3 août 1664, cote TP1,S28,P1780, Id 401869 ; citant les données originales : Pièce provenant du Registre plumitif no 1 Bis des arrêts, jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France (26 septembre 1663 au 23 août 1664), se trouvant entre le f. 13v et 14 bis.

  • Fédération québécoise des sociétés de généalogie, base de données du Fichier Origine (https://www.fichierorigine.com/fr/repertoire/martin/-lecossais : consulté le 2 mars 2026), fiche d’Abraham MARTIN / L'ÉCOSSAIS (fiche 290146).

  • « Plaines d'Abraham », Commission de toponymie, Gouvernement du Québec (https://toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=141 : consulté le 9 mars 2026).

  • Gouvernement du Québec, Commission de toponymie (https://toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/recherche.aspx?s=Abraham-Martin : consulté le 16 mars 2026).

  • Journal des Jésuites (Québec, Léger Brousseau Imprimeur-Éditeur, 1871), 111.

  • Journal des Jésuites (Québec, Léger Brousseau Imprimeur-Éditeur, 1871), 184.

  • John S. Moir, « KIRKE (Kertk, Quer(que), Guer), Sir DAVID », dans le Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1 (https://www.biographi.ca/fr/bio/kirke_david_1F.html : consulté le 9 mars 2026), University of Toronto/Université Laval, 2003.

  • Antonio Drolet, “DU CHESNE, ADRIEN,” dans le Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1 (http://www.biographi.ca/fr/bio/du_chesne_adrien_1F.html : consulté le 9 mars 2026), University of Toronto/Université Laval, 2003.

  • A.G. Doughty et N.E. Dionne, Quebec Under Two Flags: A Brief History of the City from its Foundation Until the  Present Time (Quebec, The Quebec News Company, 1903), XXVII.