Claude Mathias Fanef & Catherine Charpentier
Claude Mathias Fanef (né Mathias Farnsworth) et Catherine Charpentier sont les ancêtres fondateurs de la famille Phaneuf. Cette biographie retrace le parcours de Mathias, de sa captivité en Nouvelle-Angleterre à son intégration en Nouvelle-France, incluant sa conversion, sa naturalisation, ses concessions de terres et son établissement à Rivière-des-Prairies, ainsi que l’histoire familiale de Catherine Charpentier. Tous les porteurs du nom Phaneuf au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe descendent de ce couple.
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Claude Mathias Fanef & Catherine Charpentier
À l’origine de la famille Phaneuf
Mathias Farnsworth, fils de Mathias Farnsworth et de Sarah Nutting, naît le 6 août 1690 à Groton, dans le comté de Middlesex, dans la province de Massachusetts Bay [aujourd’hui Groton, Massachusetts, États-Unis].
Ses parents se marient vers 1681, probablement à Groton. Son père, Mathias Farnsworth, exerce le métier de tisserand. Mathias a quatre frères et sœurs connus : Joseph, Ebenezer, Josiah et Sarah. Ses grands-parents paternels, Mathias Farnsworth et Mary Farr, quittent l’Angleterre pour s’établir en Nouvelle-Angleterre vers 1650.
Groton : une communauté frontalière
Fondée en 1655 par des colons anglais, Groton tire son nom du village de Groton, dans le Suffolk, en Angleterre. La région offre des terres agricoles fertiles ainsi qu’un accès à la pêche, et son économie repose principalement sur l’agriculture et la meunerie locale. À la fin du XVIIe siècle, Groton demeure une petite communauté frontalière organisée autour de son temple puritain et d’un moulin à farine essentiel à la subsistance des habitants. Plusieurs maisons fortifiées servent de refuges en cas d’attaque. Groton est gravement touchée en 1676, durant la guerre du roi Philip, lorsque la majeure partie de la communauté est incendiée. Bien que reconstruite, Groton demeure exposée à la frontière nord de la colonie anglaise. En 1692, la milice locale compte 91 hommes, ce qui témoigne du rôle militaire important attribué à la communauté et de sa position vulnérable en zone frontalière.
Image d’intelligence artificielle créée par l’auteure avec ChatGPT, janvier 2026
Cette militarisation s’explique par l’intensification des conflits coloniaux en Nouvelle-Angleterre à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Groton est régulièrement entraînée dans les affrontements opposant les colonies anglaises aux forces françaises et à leurs alliés autochtones. En juillet 1694, durant la première guerre intercoloniale (« King William’s War » en anglais), des Abénaquis alliés aux Français attaquent la communauté à l’aube, tuent environ 20 habitants et font une douzaine de prisonniers. La deuxième guerre intercoloniale (1702–1713) (« Queen Anne’s War » en anglais) accentue encore cette instabilité, les villages frontaliers subissant des raids répétés menés par des groupes autochtones alliés aux Français.
Mathias grandit dans ce climat de violence récurrente et d’insécurité permanente. À l’échelle régionale, cette période atteint son point culminant avec le raid sur Deerfield, le 29 février 1704, lorsqu’une force composée de Français et d’alliés autochtones détruit le village et tue ou capture plus de 100 résidents.
« Nord-Est colonial, vers 1660-1725. Cette carte illustre les colonies anglaises et françaises ainsi que les établissements autochtones à l’époque du raid sur Deerfield. »
Carte : Juliet Jacobson, artiste, du site web Raid on Deerfield : The Many Stories of 1704 (http://1704.deerfield.history.museum/). Utilisée avec la permission de la Pocumtuck Valley Memorial Association, Deerfield, MA.
Mathias est-il enlevé lors de l’attaque de Deerfield ?
Bien que certaines sources secondaires suggèrent que Mathias est capturé lors du raid de Deerfield, les preuves disponibles ne corroborent pas cette conclusion. Il n’apparaît sur aucune des listes connues des prisonniers de Deerfield. Or, les captifs de Deerfield font l’objet d’une documentation abondante, tant dans les sources contemporaines que dans les travaux postérieurs, et aucun individu portant le nom Farnsworth — ni sous une orthographe apparentée — n’y est mentionné.
La famille de Mathias réside à Groton, et non à Deerfield, et aucun élément ne permet d’établir sa présence à Deerfield au moment de l’attaque de février 1704. De plus, son acte de baptême célébré à Montréal en 1706 indique explicitement qu’il est enlevé en août 1704, et non en février, ce qui exclut une capture lors du raid de Deerfield.
En mars 1711, les autorités coloniales dressent une liste des prisonniers de la Nouvelle-Angleterre détenus au Canada. Cette liste comprend « Matt. Farnsworth », aux côtés de captifs de Groton, soit Sarah, John et Zechariah Tarbell, ainsi que Lydia Longley. Les frères et sœurs Tarbell sont enlevés en 1707, tandis que Lydia Longley est capturée en 1694, ce qui suggère que la prise de Farnsworth survient lors d’un incident distinct et sans lien direct avec les leurs. Il est significatif que cette liste ne précise ni la date ni le lieu de sa capture, ce qui indique que les autorités du Massachusetts elles-mêmes ne disposent pas d’informations détaillées à ce sujet à l’époque.
L’historien Samuel A. Green observe plus tard que cette mention de 1711 constitue « la seule trace écrite » de l’enlèvement de Farnsworth, les circonstances de sa capture n’étant pas mentionnées dans les archives officielles. Autrement dit, les documents coloniaux ne rattachent pas son enlèvement à Deerfield. Sa présence parmi les captifs associés à la région de Groton suggère plutôt qu’il est fait prisonnier lors d’un raid visant Groton même.
Quelques mois seulement après l’attaque de Deerfield, Groton est de nouveau prise pour cible. Le 11 août 1704, Mathias, alors âgé de 14 ans, est fait prisonnier lors d’un raid mené par une vingtaine de guerriers autochtones, vraisemblablement des Abénaquis alliés aux Français, alors qu’il récolte dans les champs à l’extérieur de la communauté.
Ce même raid entraîne également la capture de Samuel Butterfield, un soldat originaire de Chelmsford, une communauté voisine. Son cas est bien documenté dans les sources contemporaines, qui décrivent une attaque survenue pendant les travaux de la moisson, hors des fortifications. Le récit de la captivité de Butterfield éclaire le contexte précis de l’événement, tant par le lieu que par la nature de l’attaque, et fournit un point d’ancrage documentaire pour comprendre les circonstances dans lesquelles Mathias est enlevé.
« Le troisième concernait Samuel Butterfield, qui, envoyé à Groton en tant que soldat, fut attaqué avec d’autres alors qu’ils récoltaient les fruits de la moisson ; son courage fut tel qu’il tua un Indien et en blessa un autre, mais, dépassé par la force, il fut contraint de se rendre ; il se trouva que l’Indien tué était un sagamore, très habile à la guerre, ce qui provoqua une grande lamentation et les rendit furieux à tel point qu’ils jurèrent de se venger ; certains voulaient le fouetter à mort, d’autres le brûler vif, mais leurs sentiments divergeant, ils soumirent la question à la veuve Squaw, pensant qu’elle prendrait une décision terrible. Mais lorsque l’affaire fut exposée et les faits examinés, elle se montra si modérée qu’elle se contenta de répondre : "Fortune L’guare". Ce qui mit certains mal à l’aise ; elle leur répondit : "Si le tuer peut ramener mon mari à la vie, je vous prie de choisir la mort qui vous convient ; mais sinon, laissez-le être mon serviteur”, ce qu’il fut pendant sa captivité, et on lui accorda des faveurs. »
Image d’intelligence artificielle créée par l’auteure avec ChatGPT, février 2026
La captivité de Butterfield dure plus d’un an, après quoi il retourne en Nouvelle-Angleterre, soit après s’être échappé, soit à la faveur d’un échange de prisonniers. Les circonstances exactes du déplacement de Mathias vers le Canada demeurent inconnues. Contrairement à Butterfield, Mathias est un civil et un adolescent, ce qui explique en partie l’absence de témoignages détaillés à son sujet dans les archives anglaises contemporaines.
Pendant un certain temps, sa famille le croit mort. Les registres municipaux de Groton ne conservent aucune mention explicite du raid du 11 août 1704 ni du sort de Farnsworth. Ce n’est que plus tard, lorsqu’il devient connu en Nouvelle-Angleterre qu’il est vivant au Canada, que sa famille apprend qu’il a survécu à sa captivité.
Comme l’historien Samuel Abbott Green le note plus tard :
« Ces enfants [figurant sur la liste des prisonniers de 1711] ont été emmenés au Canada, où ils semblent avoir été traités avec gentillesse, car aucune incitation n’a ensuite été suffisamment forte pour les convaincre de retourner définitivement dans leur ancienne patrie. »
« Les Abénakis », aquarelle du XVIIIe siècle (Division de la gestion des documents et des archives de la Ville de Montréal)
Assimilation dans la société canadienne-française
Vers la fin de l’année 1704, Mathias est emmené à Sault-au-Récollet, un village missionnaire situé au nord de Montréal. Il y demeure plus d’un an, vivant parmi ses ravisseurs autochtones et restant en captivité jusqu’à la fin de 1705, ou au tout début de 1706. Au cours de cette période, il est racheté par les missionnaires sulpiciens responsables de la mission.
Comme c’est fréquemment le cas pour les enfants captifs amenés en Nouvelle-France, Mathias est hébergé et instruit à l’école missionnaire de Sault-au-Récollet. Cette institution accueille de nombreux jeunes prisonniers dans le but explicite de les convertir au catholicisme. Il y reçoit une instruction religieuse et participe aux tâches quotidiennes exigées par la vie de la mission.
Son séjour s’inscrit dans un processus graduel d’encadrement religieux et d’intégration à la société coloniale française. Ce parcours mène à son admission formelle dans l’Église catholique. Le 10 janvier 1706, « Mathias Farneth » est baptisé lors d’une cérémonie célébrée à l’église Notre-Dame de Montréal. L’acte précise :
« Le dimanche dixième jour de Janvier de l’an mil Sept cens Six Les ceremonies du batême ont été par moi Prêtre Soussigné Suppléees a Mathias Farneth lequel né a Grotten en la Nouvelle Angleterre le de l’an mil Six cent quatrevingts [espace en blanc] du mariage de defunt Mathias Farneth Tisseran et de Sara Nutting aiant été pris le d’Août de l’an mil Sept cens quatre et emmené en Canada demeure en La Mission de N.D. de Lorette en lIle de Montreal. Il a eu pour parrain Messire Claude de Ramezay Chevalier de L’ordre de Saint Loüis Seigneur de La geste Boisfleurant & Gouverneur de lIle de Montreal et autres lieux qui lui a ajouté le nom de Claude. Et pour marreine Dame Elisabeth Souart epouse de Charles le moine Chevalier de l’ordre de Saint Loüis, Baron de Longüeil et Capitaine d’une Compagnie du Detachement de La marine qui ont signé. »
DeRamezay [signature]
X marque de Mathias Claude Farneth
Elisabeth Soüart [signature]
Meriel prêtre [signature]
Baptême de Mathias « Farneth » en 1706 (FamilySearch)
Après son baptême, Mathias, désormais enregistré sous le nom de Claude Mathias, franchit rapidement les étapes juridiques requises pour son intégration dans la société coloniale française. Plus tard la même année, le 30 octobre 1706, il présente une demande de naturalisation française. En mai 1710, son nom figure parmi ceux des catholiques anglais auxquels Sa Majesté le roi Louis XIV accorde des lettres de naturalité. Ces lettres lui confèrent les droits et privilèges d’un Français de naissance, sous réserve d’une restriction explicite : il ne peut quitter la Nouvelle-France sans autorisation écrite.
Un acte de naturalisation plus spécifique est établi quelques années plus tard. Le 25 juin 1715, des lettres de naturalité adressées exclusivement à Claude Mathias sont officiellement enregistrées au Conseil souverain. Le document précise (orthographe modernisée) :
« Vu par le Conseil les lettres de naturalité accordées par sa Majesté à Claude Mathias Fanef anglais établi à Montréal, données à Versailles au mois de mars 1714, signées Louis et sur le repli, par le Roi, Phelypeaux, à côté visa Phelypeaux et scellées du grand sceau en cire verte, sur laques de soie rouge et verte, et ouï le procureur général du Roi ; le Conseil a ordonné et ordonne que lesdites lettres de Naturalité seront registrées au greffe de ce Conseil, pour par ledit Claude Mathias Fanef jouir du bénéfice d’icelles, selon leur forme et teneur. »
Lettres de naturalisation française en 1715 (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)
Une première concession foncière
Le 19 juillet 1711, Claude Mathias obtient une concession foncière à Rivière-des-Prairies, sur l’île de Montréal, du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal (les Sulpiciens), seigneurs et propriétaires de l’île. L’acte est stipulé et accepté en son nom par Robert Legay, prêtre supérieur de la « mission des sauvages » de Sault-au-Récollet. Dans la concession, Claude Mathias est décrit comme un « Anglois de Nation demeurant Actuellement au Service de Messrs D. la Mission du Sault au Recolet apres avoir été achepté des mains des Sauvages qui l’avoient En esclavage ».
La concession mesure environ trois arpents de front donnant sur le fleuve Saint-Laurent et vingt arpents de profondeur. La terre est située entre celles des nommés Allard et [Jean] Charpentier. Elle est soumise à une rente seigneuriale annuelle de 10 sols et d’un demi-minot de blé par 20 arpents de superficie. Claude Mathias s’engage en outre à s’établir sur la terre et à « vivre chrétiennement ».
[Un minot est une unité de mesure autrefois utilisée pour les produits secs, tels que les céréales et la farine. Il contenait la moitié d’une mine, ce qui correspondait à environ 78,73 litres.]
Deux ans plus tard, le 14 septembre 1713, les Sulpiciens lui accordent une « continuation » de terre, soit 20 arpents supplémentaires en profondeur, adjacents à la concession initiale, avec trois arpents de front. Les Sulpiciens se réservent le droit de prélever librement du bois de chauffage sur la terre, et Claude Mathias est tenu de faire moudre son grain au moulin seigneurial. Il accepte de payer une rente annuelle de 30 sols et d’un minot et demi de blé, payable le 11 novembre. Claude Mathias est présent lorsque le notaire Nicolas Senet rédige l’acte, et il le signe : c.m fanef.
La signature de Claude Mathias en septembre 1713
En termes actuels, la terre concédée à Claude Mathias se situerait approximativement à la hauteur de la 94e Avenue, dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies à Montréal, longeant le boulevard Gouin sur environ 192 mètres de front et s’étendant sur près de 2 195 mètres de profondeur jusqu’au boulevard Henri-Bourassa.
« Carte indiquant la terre du premier Phaneuf établi au Canada, d’après le plan officiel de la paroisse de la Rivière-des-Prairies » (La Famille Phaneuf-Farnsworth)
Catherine Charpentier
Catherine Charpentier, fille de Jean Charpentier et de Marie Françoise Huneau, naît vers 1692 au Canada, en Nouvelle-France. Son acte de baptême n’a pas été retrouvé. Elle grandit dans la région de Montréal au sein d’une famille recomposée nombreuse, composée de dix frères et sœurs germains (dont deux décèdent au cours de leur première année de vie), ainsi que de quatre demi-frères et demi-sœurs. [Son nom de famille est souvent orthographié Charpantier.]
La famille de Catherine, tout comme celle de son futur époux, est directement marquée par les conflits frontaliers de la fin du XVIIe siècle. Nicolas Joly, premier mari de Marie Françoise Huneau, est tué par des guerriers iroquois en 1690 lors d’une attaque à Pointe-aux-Trembles. Deux ans plus tard, en 1692, Jeanne Huneau, sœur de Françoise, est capturée par les Iroquois et demeure en captivité pendant plusieurs années avant d’être rachetée.
Jean Charpentier, père de Catherine, possède une terre à Rivière-des-Prairies, contiguë à celle de Claude Mathias Fanef. C’est vraisemblablement dans ce contexte de voisinage que Catherine et son futur mari se rencontrent.
Mariage et enfants
Le 25 septembre 1713, le notaire Pierre Raimbault rédige un contrat de mariage entre Claude Mathias et Catherine Charpentier dans son étude de Villemarie [Montréal]. Claude Mathias est âgé de 23 ans, tandis que Catherine a environ 20 ans. Les parents de Catherine sont présents et stipulent en son nom. Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal et parrain de Claude Mathias, ainsi que François Vachon de Belmont, supérieur des Sulpiciens de Montréal, sont également présents et donnent leur consentement.
Les témoins de Claude Mathias sont M. Dion, bourgeois, et Daniel Madox, « tonnelier anglois établi dans cette ville ». Les témoins de Catherine sont Pierre Taillefer, son oncle maternel ; Jean Baptiste Joly, son [demi-]frère ; Jacques Vaudry, son beau-frère [époux de sa demi-sœur Marie François Joly] ; et Françoise Quevillon, sa cousine.
Image d’intelligence artificielle créée par l’auteure avec ChatGPT, janvier 2026
Le contrat de mariage indique que Claude Mathias possède une habitation à Rivière-des-Prairies, composée d’une terre mesurant trois arpents et deux perches de front sur 40 arpents de profondeur, ainsi que d’une vache âgée de quatre ans. De plus, les Sulpiciens s’engagent à « faire faire sur lad. habitation Une grange de Cinquante pieds de long sur vingt cinq de large de pieux ou madriers en coulisse [illegible] et la Recolte de l’année prochaine Et de plus Un Batiment de piece sur piece de bois de Vingt huit pieds de long Sur Vingt de large ala requisition dud. futur époux ».
Dans le cadre de la dot de Catherine, ses parents lui accordent une terre mesurant trois arpents de front sur 40 arpents de profondeur, contiguë à celle de son futur époux. Elle reçoit également deux taureaux âgés de 18 mois, une vache âgée de quatre ans, un cochon âgé de 18 mois et deux brebis.
Signatures sur le contrat de mariage en 1713
Quelques semaines plus tard, le 2 octobre 1713, Claude Mathias et Catherine se marient à l’église Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies. Leurs témoins sont le père de Catherine, Pierre Hénault, Pierre Taillefer, Jacques Vaudry, Jean Baptiste Joly, Paul Dazé, Charles Dazé, Simon Allard, Daniel Joseph Maddox et Thomas Huot.
Claude Mathias et Catherine s’établissent à Rivière-des-Prairies, où ils ont au moins douze enfants :
Marie Catherine (1714–1799)
Marie Josèphe (1715–1789)
Claude (1717–1793)
Jean Baptiste (1719–1786)
François (1721–1785)
Joseph Marie (1723–1756)
Marie Françoise (1725–1755)
Marie Anne (1727–1804)
Pierre (1729–1802)
François (1731–1731)
Marie Mathias (1732–?)
Paul (1734–1803)
Parrain et marraine de nombreux enfants
Au fil des années, Claude Mathias et Catherine agissent à de nombreuses reprises comme parrain et marraine, ce qui reflète leur forte intégration à la vie sociale, familiale et religieuse de Rivière-des-Prairies et des paroisses avoisinantes :
28 mars 1713 : Catherine est marraine de Marie Catherine Joly, fille de Jean-Baptiste Joly et de Marie Poupeau, à Rivière-des-Prairies.
11 juillet 1713 : Catherine est marraine de Gabriel Cadieux, fils de Pierre Cadieux et Jeanne Marsan, à Rivière-des-Prairies.
6 juillet 1723 : Claude Mathias et Catherine sont parrain et marraine de Marie Louise Joly, fille de Jean Baptiste Joly et de Marie Anne Richer, à Rivière-des-Prairies.
3 septembre 1724 : Claude Mathias est parrain de Marie Hurst, fille de Thomas Hurst (captif du raid de Deerfield de 1704) et de Marie Françoise Rouleau, à Rivière-des-Prairies.
27 avril 1728 : Claude Mathias est parrain de François Louveteau, fils de François Louveteau et de Marie Anne Brunet, à Rivière-des-Prairies.
5 juillet 1729 : Catherine est marraine de son neveu Jean Baptiste Charpentier, fils de Joseph Charpentier et Marie Françoise Cadieux, à l’Île-Jésus (paroisse de Saint-François-de-Sales).
17 septembre 1739 : Catherine est marraine de son petit-fils Joseph Vaillancourt, fils de Joseph Vaillancourt et de Marie Josèphe Fanef, sur l’Île-Jésus (paroisse de Saint-François-de-Sales).
11 octobre 1740 : Claude Mathias est parrain de son petit-fils François Marie Cadieux, fils de François Cadieux et Marie Catherine Fanef, à Rivière-des-Prairies.
21 janvier 1744 : Catherine est marraine de son petit-fils Joseph Marie Cadieux, fils de François Cadieux et Marie Catherine Fanef, à Rivière-des-Prairies.
25 mai 1744 : Claude Mathias est parrain de Marie Véronique Charpentier, fille de Joseph Charpentier et Marie Véronique Payet, à Rivière-des-Prairies.
13 février 1745 : Claude Mathias est parrain de son petit-fils Claude Marie Fanef, fils de Claude Fanef et de Marie Bousquet, à Rivière-des-Prairies.
9 mars 1747 : Claude Mathias et Catherine sont parrain et marraine de leur petite-fille Marie Françoise Foran, fille d’André Foran et de Marie Françoise Fanef, à Rivière-des-Prairies ; l’enfant naît au domicile de Claude Mathias et Catherine.
10 août 1747 : Claude Mathias est parrain de son petit-fils Mathias Fanef, fils de Claude Fanef et Marie Bousquet, sur l’Île-Jésus (paroisse de Saint-François-de-Sales).
12 novembre 1747 : Claude Mathias est parrain de son petit-fils Louis Renaud, fils de Louis Renaud dit Locas et de Marie Anne Fanef, à Rivière-des-Prairies.
1er septembre 1748 : Claude Mathias est parrain de sa petite-fille Marie Anne Fanef, fille de Joseph Fanef et de Marie Anne Payet, à Rivière-des-Prairies.
16 juin 1749 : Catherine est marraine de sa petite-fille Marie Anne Renaud, fille de Louis Renaud dit Locas et de Marie Anne Fanef, à Rivière-des-Prairies.
15 novembre 1755 : Claude Mathias et Catherine sont parrain et marraine de leur petit-fils Mathias Fanef, fils de Paul Fanef et de Marie Anne Blais, à Rivière-des-Prairies.
2 septembre 1757 : Catherine est marraine de sa petite-fille Marie Fanef, fille de Pierre Fanef et de Catherine Blais, à Rivière-des-Prairies.
Image d’intelligence artificielle créée par l’auteure avec ChatGPT, janvier 2026
Claude Mathias et Catherine occupent une place reconnue au sein de leur communauté. Le 10 mai 1724, ils obtiennent la concession d’un banc dans l’église Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies. L’acte de concession désigne Claude Mathias comme marguillier de la paroisse, une fonction qui témoigne de la confiance accordée par ses pairs et de son statut au sein de la communauté paroissiale.
Transactions foncières
Au cours des années 1730 et 1740, Claude Mathias et Catherine apparaissent dans plusieurs actes notariés relatifs à des terres situées à Rivière-des-Prairies et sur l’Île-Jésus, de l’autre côté de la rivière. À cette époque, le Séminaire de Québec, seigneur et propriétaire de l’Île-Jésus, mène une démarche soutenue de peuplement par l’octroi de concessions et l’érection de paroisses, dans le but d’y établir une seigneurie agricole productive.
Carte du gouvernement de Montréal montrant l’île-Jésus, 1722 (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)
Le 8 juillet 1735, Claude Mathias reçoit du Séminaire de Québec une concession de terre sur l’Île-Jésus. Il est alors décrit comme habitant de Rivière-des-Prairies. La concession, mesurant trois arpents de front sur vingt arpents de profondeur, est située sur la rive nord de l’île, face à la rivière Jésus (aujourd’hui la rivière des Mille Îles). Elle est contiguë à la terre de Gabriel Charpentier, son beau-frère. Claude Mathias s’engage à payer une rente annuelle de deux sols par arpent de superficie, ainsi que trois sols de cens pour l’ensemble de la concession, payable chaque année le 20 octobre.
Dans cet acte, Claude Mathias s’engage à « tenir feu et lieu », ce qui l’oblige à construire une habitation sur la terre et à y résider. Il doit également faire moudre son grain au moulin seigneurial et promet de ne vendre, ni directement ni indirectement, de « boissons enivrantes aux Sauvages ». Les seigneurs se réservent le droit de prélever librement du bois sur la terre selon leurs besoins. Fait notable, Claude Mathias déclare ne savoir ni écrire ni signer, bien qu’il ait déjà apposé sa signature à d’autres actes notariés, notamment une concession de terre antérieure et son contrat de mariage.
Le 20 juillet 1736, Gabriel Charpentier vend sa concession de terre sur l’Île-Jésus à Claude Mathias pour la somme de 50 livres. Claude Mathias est de nouveau qualifié d’habitant de Rivière-des-Prairies, ce qui indique qu’il ne s’est pas établi sur l’Île-Jésus. La parcelle, contiguë à ses propres terres et à celles de Joseph Desjardins, mesure quatre arpents de front sur vingt arpents de profondeur. Elle est assujettie à une rente annuelle de deux sols par arpent de superficie, ainsi que de quatre sols de cens pour l’ensemble de la concession, payable chaque année le 20 octobre.
Le 20 septembre 1736, Claude Mathias conclut un bail à ferme de cinq ans avec son beau-père, Jean Charpentier, pour une terre située à Rivière-des-Prairies. Celle-ci mesure six arpents et demi de front sur quarante arpents de profondeur et est bordée par les terres de Joseph Charpentier (fils de Jean) et d’Augustin Maquet. Aux termes du bail, Claude Mathias s’engage à livrer annuellement 130 minots de blé et 200 bottes de foin, et à clôturer la terre. Jean Charpentier lui fournit en outre quatre porcs maigres et trente minots de pois « pour les engraisser », en contrepartie de quoi Claude Mathias promet de livrer 600 livres de lard au cours de la durée du bail.
Le 1er avril 1740, le Séminaire de Québec accorde à Claude Mathias une « continuation » de terre sur l’Île-Jésus, consistant en quatre arpents supplémentaires de front sur vingt arpents de profondeur, contigus à la parcelle acquise de Gabriel Charpentier en 1736. Cette extension est soumise aux mêmes obligations annuelles, soit une rente de deux sols par arpent de superficie et quatre sols de cens pour l’ensemble de la concession.
Le lendemain, le 2 avril 1740, le Séminaire lui concède une seconde continuation, composée de trois arpents supplémentaires de front sur vingt arpents de profondeur, adjacents à la concession initiale de 1735. Pour cette parcelle, Claude Mathias accepte de payer une rente annuelle de deux sols par arpent de superficie, ainsi que trois sols de cens pour l’ensemble de la concession.
Image d’intelligence artificielle créée par l’auteure avec ChatGPT, février 2026
Décès du père de Catherine
Jean Charpentier, le père de Catherine, décède subitement en décembre 1741. En mai de l’année suivante, un inventaire de la communauté des biens entre lui et sa femme, Françoise Huneau, est dressé. Le 8 mai 1742, la succession est officiellement partagée entre Françoise et les enfants Charpentier.
La succession comprend une terre située à Rivière-des-Prairies, mesurant quatre arpents de front sur vingt arpents de profondeur. On y trouve une petite maison de 15 pieds carrés, estimée à 30 livres, construite de poteaux mis en terre, couverte de planches et munie d’une cheminée en pierre. La propriété comprend également une grange de 50 pieds de long sur 25 pieds de large, estimée à 60 livres, ainsi qu’une seconde grange et une étable décrites comme « presque hors de service ». La moitié de la terre est attribuée à Françoise, tandis que l’autre moitié est répartie entre les enfants Charpentier et leurs conjoints respectifs.
Quelques semaines plus tard, le 22 mai 1742, Gabriel Charpentier vend sa part de la terre héritée à Claude Mathias pour la somme de 269 livres et 10 sols. La part de Gabriel correspond à un neuvième d’une terre mesurant deux arpents de front sur vingt arpents de profondeur.
Le 17 février 1745, Marie Louise Charpentier et son mari, Pierre Forget dit Dépaty, vendent à leur tour leur part de la terre héritée à Rivière-des-Prairies, mesurant 41 pieds de front sur la rivière sur vingt arpents de profondeur, pour la somme de 217 livres [11 ?] sols.
Le frère de Catherine accusé de meurtre
Plus tard la même année, la famille Fanef-Charpentier est ébranlée par une affaire criminelle documentée dans les archives judiciaires. En novembre 1745, Michel Charpentier, frère de Catherine, est accusé — conjointement avec son épouse, Angélique Marsan dite Lapierre — du meurtre de Guillaume Joquin sur l’île Saint-Ignace. Joquin est retrouvé à son domicile, mort à la suite de coups de hache.
Une enquête judiciaire est alors menée. Elle comprend une inspection des lieux, le témoignage d’un chirurgien et de nombreuses dépositions de témoins. Parmi les éléments de preuve matériels mentionnés au dossier figure la découverte, par Claude Phaneuf — fils de Claude Mathias et de Catherine, et voisin de Michel Charpentier — de deux sacs de farine, dont l’un porte des traces de sang et est présumé provenir du lieu du crime.
Angélique Marsan est arrêtée à Sorel et interrogée à plusieurs reprises. Elle déclare que son mari, qui a pris la fuite, lui avait avoué le crime, qu’il aurait commis dans le but de s’emparer d’ordonnances. Michel Charpentier ne comparaît pas devant le tribunal et est jugé par contumace. Au début de l’année 1746, il est reconnu coupable de meurtre et condamné, par contumace, à avoir « les bras, jambes, cuisses et reins rompus vifs sur un échafaud qui pour cet effet sera placé en la place du marché ». La sentence est exécutée de manière symbolique par la mise à mort d’une effigie.
Angélique Marsan est acquittée de l’ensemble des accusations et transférée à Québec dans le cadre des procédures judiciaires finales. Le tribunal mentionne explicitement la crainte que Michel Charpentier ne se réfugie en territoire anglais et ne transmette des renseignements jugés préjudiciables à la colonie. Aucun document du dossier pénal conservé ne fait état de sa capture ni de l’exécution physique de la sentence prononcée contre lui.
Selon le PRDH, Michel Charpentier décède à Rivière-des-Prairies en 1748. Son acte d’inhumation est incomplet et non signé, le nom de famille ayant été ajouté en marge. Si cette inhumation correspond bien au frère de Catherine, elle suggère que Michel est revenu discrètement dans la région de Montréal plutôt que de se réfugier durablement en territoire anglais. Dans le contexte juridique et social de l’époque, plusieurs hypothèses demeurent possibles : il a pu vivre à l’écart, bénéficier du silence de la communauté ou s’appuyer sur des réseaux locaux disposés à le réintégrer une fois les poursuites judiciaires actives éteintes. Il est également possible que la condamnation par contumace n’ait jamais été exécutée en raison du temps écoulé ou des capacités limitées d’application de la peine.
Les dernières années de Claude Mathias et Catherine
Le 27 octobre 1751, Claude Mathias et Catherine donnent une terre située à Rivière-des-Prairies à leurs plus jeunes fils, Pierre et Paul, avec le consentement formel de leurs autres enfants et de leurs conjoints. La terre mesure trois arpents et demi de front donnant sur la rivière et [blanc] arpents de profondeur, et est située entre les terres de Joseph Charpentier et de Jean Baptiste Allard. La donation comprend une maison, une grange, une écurie, une bergerie et « toute autre batiments construits sur la totalité de la dit terre ». Les bestiaux transmis avec la propriété comprennent des bœufs, des vaches, des veaux, des moutons et des cochons.
Aux termes de l’acte, Pierre et Paul assument la responsabilité de l’ensemble des cens et rentes à venir dus aux seigneurs. Pierre s’engage en outre à verser à ses parents une pension annuelle de 400 livres, payable pour moitié en argent et pour moitié en blé, ce dernier devant être livré à leur grenier. Il s’oblige également à leur fournir chaque année dix-huit pots d’eau-de-vie et six pots de « bon vin rouge », ainsi qu’une vache laitière, un cochon, du bois de chauffage selon leurs besoins et un cheval avec son harnais « pour aller où bon leur semblera ». Les fils s’engagent enfin à faire dire, dans l’année suivant le décès de chacun de leurs parents, 75 messes basses pour le repos de leur âme respective.
Dans l’après-midi du 10 mai 1753, Claude Mathias et Catherine donnent à leur fils Joseph leur terre située sur le côté nord de l’Île-Jésus. Celui-ci prend en charge l’ensemble des cens et rentes seigneuriales à venir associés à la propriété. L’acte est rédigé par le notaire Charles François Coron dans son étude de l’Île-Jésus.
En 1764, Claude Mathias et Catherine quittent la région rurale de Rivière-des-Prairies pour s’établir à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Il est possible qu’ils demeurent chez leur fils Jean Baptiste et de sa famille.
Décès de Claude Mathias et Catherine
Mathias Farnsworth, plus tard connu sous le nom de Claude Mathias Fanef, décède à l’âge de 83 ans le matin du 7 août 1773. Il est inhumé le lendemain à l’intérieur de l’église Saint-Antoine-de-Padoue, à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Ses fils Jean Baptiste et François assistent à l’enterrement. [L’acte de sépulture indique par erreur qu’il était âgé de 85 ans.]
Sépulture de Claude Mathias Fanef en 1773 (FamilySearch)
Catherine Charpentier décède à environ 85 ans dans la nuit du 29 juin 1777. Elle est inhumée le lendemain dans la même église. Son fils Paul assiste à l’enterrement.
Sépulture de Catherine Charpentier en 1777 (Généalogie Québec)
Inhumé à l’intérieur de l’église ?
Les enterrements intra-muros dans les églises sont une ancienne tradition chrétienne que les premiers colons ont importée de France. En France, ce privilège était principalement réservé au clergé et aux nobles. Cependant, en Nouvelle-France, les enterrements dans les murs des églises ne se limitent pas à ces groupes d’élite. Ils sont pratiqués pour les membres des groupes sociaux les plus puissants (qui peuvent même inclure des cultivateurs), les commerçants prospères et les personnes dévouées à leur église et à leur communauté. Les corps étaient généralement placés dans des cryptes situées sous le sol de l’église ou dans des tombes creusées après avoir surélevé le sol ou déplacé un banc d’église.
Les rites funéraires pour ces enterrements étaient généralement plus élaborés et plus coûteux que ceux des enterrements dans les cimetières. Ces rites comprenaient souvent des messes spéciales, des processions et d’autres cérémonies qui soulignaient le statut social et les contributions communautaires du défunt. La pratique des enterrements intra-muros dans les églises a commencé à décliner au milieu du XIXe siècle, principalement en raison de préoccupations d’hygiène publique, d’un manque d’espace et d’un changement d’attitude à l’égard des pratiques d’enterrement. À cette époque, de nombreuses communautés ont commencé à privilégier des cimetières dédiés à l’écart des zones habitées.
L’évolution d’un nom de famille
Au cours de sa vie au Canada, le nom de famille de Claude Mathias apparaît dans les registres sous de nombreuses variantes orthographiques, notamment Fanef, Farneth, Farnet, Faneuf, Faneffe, Phaneuf, Faremont et Faneuffe. Il est toutefois le plus souvent désigné sous la forme « Mathias Fanef ». Au fil des générations, l’orthographe du nom se fixe progressivement au Canada sous la forme Phaneuf.
Aux États-Unis, les variations demeurent beaucoup plus nombreuses. Parmi les formes relevées figurent Fanef, Faneff, Faneuf, Fanney, Fanophe, Farneth, Farnets, Farnsworth, Farnum, Farsworth, Feaneur, Fineuff, Finif, Finiff, Finuf, Finuff, Phanost et Makenine.
Une vie reconstruite en Nouvelle-France
La trajectoire de Claude Mathias Fanef et de Catherine Charpentier s’inscrit dans un contexte marqué par la guerre, la captivité, l’enracinement et la transmission. Enlevé adolescent en Nouvelle-Angleterre, Mathias Farnsworth arrive en Nouvelle-France dans des circonstances contraintes. Il devient toutefois, avec le temps, Claude Mathias Fanef. Converti au catholicisme, naturalisé sujet du roi de France, il s’établit comme habitant, exerce la charge de marguillier, acquiert des terres, fonde une famille et s’insère durablement dans la vie paroissiale. Contrairement à plusieurs captifs anglais de son époque, qui retournent dans leur colonie d’origine ou demeurent intégrés à des communautés autochtones, Claude Mathias s’intègre pleinement à la société canadienne-française. Son rôle au sein de la paroisse, la fréquence de ses engagements comme parrain, les honneurs rendus à sa mort et la continuité de sa descendance en témoignent.
Catherine Charpentier, issue d’une famille éprouvée par la violence frontalière et les dangers de la vie coloniale, apporte à cette union des terres, des réseaux familiaux et un fort ancrage local. Ensemble, ils fondent une lignée solidement implantée dans les paroisses de la région montréalaise, malgré les épreuves — dont l’affaire judiciaire impliquant le frère de Catherine — qui touchent leur entourage immédiat. De génération en génération, le nom Fanef se transforme et se fixe sous la forme Phaneuf, porté par des agriculteurs, des voyageurs et des figures locales. Claude Mathias Fanef et Catherine Charpentier constituent ainsi le couple ancestral à l’origine de l’ensemble des familles Phaneuf, au Québec, ailleurs au Canada, aux États-Unis et en Europe, leur parcours commun marquant l’émergence d’une lignée issue de la rencontre entre un captif d’origine anglaise et la société canadienne-française.
Rue Claude-Mathias-Fanef à Montréal (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)
Commémoration
En 2006, la Ville de Montréal donne le nom de Claude Mathias à une rue : la rue Claude-Mathias-Fanef. Celle-ci est située dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Cette courte rue occupe un terrain qui faisait autrefois partie de la terre concédée à Claude Mathias, à proximité des 89e et 94e Avenues.
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